La capture de Nicolás Maduro par les forces américaines a suscité une onde de choc au sein de l'échiquier politique français, notamment parmi les personnalités de gauche qui dénoncent ce qu'ils considèrent comme un « enlèvement » transitif des autorités vénézuéliennes. Les accusations américaines de trafic de drogue et de terrorisme, à l'encontre du président vénézuélien, sont perçues par certains comme un prétexte pour une intervention militaire visant à s'emparer des précieuses ressources pétrolières du pays.
Dans un tweet virulent, Jean-Luc Mélenchon, le fondateur de La France insoumise (LFI), a déclaré : « Les USA de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge », qualifiant l'action américaine d'« enlèvement odieux ». Il a appelé à une prise de conscience politique de la part du président Emmanuel Macron, s'interrogeant : « Quelqu’un réveille le président Macron ? »
Les critiques fusent également du côté de Thomas Portes, député insoumis, qui évoque « un nouveau coup d’État » orchestré par des intérêts extérieurs. Dans ses propos, il souligne que l’objectif des États-Unis n’est pas le bien-être du peuple vénézuélien, mais bien de contrôler une des plus importantes réserves pétrolières au monde.
D’autres voix, telles que celles d'Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), et de Marine Tondelier, la secrétaire nationale d’EELV, ont également exprimé leur indignation. Faure a jugé cette action comme une étape supplémentaire dans la « délégitimation des institutions internationales », tandis que Tondelier a commencé par qualifier cette ingérence d’« agression manifeste et illégale ».
La situation est d'autant plus préoccupante qu'elle s'inscrit dans un contexte international déjà tendu, marqué par des conflits en Ukraine et à Gaza, comme l’a souligné Fabien Roussel, le chef du Parti communiste français (PCF). « En déclarant la guerre au Venezuela, Trump déclare la guerre à tous les peuples libres », a-t-il averti. Roussel a également appelé à des rassemblements pour protester contre cette intervention, soulignant la nécessité d'une réaction ferme de la part de la France.
La capture de Maduro et les réactions qui en découlent mettent en lumière des tensions persistantes entre les États-Unis et plusieurs pays d'Amérique latine. Ces événements résonnent avec l’histoire des interventions américaines dans la région, où des motifs de souveraineté nationale et d’autodétermination continuent d’être au cœur des débats politiques.
Les critiques réitérées envers l’administration Trump par des politiques français révèlent un sentiment croissant de méfiance face à l'interventionnisme américain, surtout dans un contexte géopolitique complexe où la souveraineté des nations est mise à jour. Une réaction concertée de la communauté internationale pourrait être le moyen de réaffirmer le respect des règles du droit international dans des affaires aussi délicates.







