À 62 ans, Philippe Cau, l'adjoint aux finances de Royan, met un terme à sa carrière politique après trois décennies de service. Reconnu pour son expertise, il a été un acteur clé dans la gestion financière de la commune, apportant sa contribution lors de cinq mandats depuis son entrée au conseil municipal en 1995.
Cau a débuté son parcours en tant que conseiller, puis a évolué vers des responsabilités de plus en plus importantes, jusqu'à devenir adjoint aux finances en 2014. « J'ai eu l'occasion de gérer douze budgets et comptes administratifs avec l'aide précieuse de notre directeur financier, Jean-Jacques Gabillat », a-t-il déclaré lors d'un entretien à Sud Ouest.
Connu pour sa rigueur, Philippe Cau a su maintenir un équilibre financier stable, avec seulement une augmentation des impôts locaux de 7,9 % en 2016, et a réussi à faire levier sur les investissements municipaux malgré des contraintes budgétaires sévères. Il a également été à l'origine de projets marquants, tels que la réfection de l'aérodrome et la création du Cyber Atlantis, un espace d'initiation numérique ouvert à tous.
« Je dois beaucoup à Didier Quentin, mon mentor, qui m'a fait confiance dès mes débuts », confie-t-il. Ce respect mutuel a marqué ses relations politiques, bien qu'il exprime une certaine réserve face à l'arrivée de nouveaux visages sur la scène politique locale, comme Christophe Plassard, qui s'était présenté contre Quentin en 2022.
Pour son successeur, Cau recommande « prudence et vigilance ». Dans un contexte politique instable, il souligne l'importance d'anticiper les imprévus et de sécuriser les budgets, car « sans budget, il n'y a pas de projets ». Alors qu'il se retire de la vie active, il continue de surveiller l'évolution de sa ville, « celle qu'il aime tant », tout en projetant de consacrer plus de temps à sa famille et à ses passions.
Ce départ ne marque pas la fin de son engagement. Présent encore dans des projets associatifs, il reste actif dans la promotion des bienfaits de la médecine tibétaine, notamment en tant que président de l'association Médical France Tibet. « Rester impliqué à sa manière, c'est essentiel », conclut-il. Son parcours exemplaire et ses contributions dévouées à la ville de Royan resteront gravés dans les mémoires, témoignant d'une carrière riche qui a duré plus de 30 ans.







