Ce dimanche, la Corée du Nord a effectué plusieurs lancements de ce qui semble être des missiles balistiques, signalant ainsi son premier geste de l'année. Cet événement survient après que le président vénézuélien Nicolas Maduro a été capturé par les États-Unis, un développement que Pyongyang utilise comme prétexte pour justifier ses actions militaires. Selon des déclarations du ministère sud-coréen de la Défense, plusieurs projectiles ont été détectés, lançant un appel à la vigilance face à cette escalade.
Le ministère japonais de la Défense a également confirmé avoir observé des activités similaires, avec un missile retombant dans la mer de l'Est à 08H08 locales. Shinjiro Koizumi, ministre japonais de la Défense, a qualifié ces actes « d’absolument intolérables », représentants une menace pour la paix et la stabilité régionale.
Hong Min, analyste de l’Institut coréen pour l’unification nationale, a suggéré que ces lancements sont liés à une pression croissante sur Pyongyang en raison des récents événements au Venezuela. Les Etats-Unis, en capturant Maduro, ont accéléré les spéculations sur un changement de régime à l’international, ce que la Corée du Nord considère comme un affront direct à sa souveraineté.
Le président américain Donald Trump a assuré que les États-Unis dirigeraient le Venezuela vers une « transition sûre, appropriée et judicieuse ». Cette situation soulève de nouvelles inquiétudes à Pyongyang, où le régime est déjà en état d’alerte face à une possibilité d’intervention extérieure.
Des experts signalent que cela reflète non seulement l’anxiété nord-coréenne face à la politique américaine, mais également une réponse à l'intensification militaire de Kim Jong Un, qui a récemment supervisé des tests de missiles et des visites de complexes militaires. Lee Il-kyu, ancien conseiller politique de l’ambassade nord-coréenne à Cuba ayant fait défection, a commenté sur Facebook son espoir que Pyongyang tirerait des leçons des récents événements internationaux.
Ces tests de missiles interviennent également alors que le président sud-coréen Lee Jae Myung se prépare à un sommet en Chine avec Xi Jinping, soulevant des questions sur la manière dont Pékin pourrait influencer les relations dans la péninsule coréenne. La coopération entre Séoul et Pékin est cruciale pour dé-escalader les tensions, en particulier à l'approche du premier congrès en cinq ans du Parti des travailleurs en Corée du Nord, moment clé pour déterminer l’orientation future des politiques économiques et militaires du pays.
Alors que la situation demeure tendue, il est clair que la Corée du Nord envisage de perfectionner ses capacités, avec des ambitions possiblement étendues vers l’armement de précision. Cela soulève des questions inquiétantes sur la stabilité future de la région, alors que le monde attend de voir comment cette dynamique se développera dans les mois à venir.







