Alors que le règlement retour devrait être soumis au vote dans les semaines à venir, le chef des Républicains, Bruno Retailleau, et l’eurodéputé François-Xavier Bellamy ont martelé l’urgence de ce texte crucial pour regagner le contrôle sur l'immigration en France. «On ne pourra plus dire “C’est la faute à l’Europe.” Paris et la France sont face à leurs responsabilités. » a affirmé Retailleau, saluant l'accord récent de la Commission européenne sur le sujet.
Lors d’un point de presse avec Bellamy et la sénatrice Marie-Carole Ciuntu, Retailleau a insisté sur la nécessité pour le gouvernement français d'adopter ce règlement. Le texte, qui sera débattu en séance plénière au cours de juin et juillet, offre des mécanismes pour faciliter le retour des personnes en situation irrégulière.
Bruno Retailleau ne cache pas ses inquiétudes, interrogeant directement Emmanuel Macron sur la volonté du gouvernement de s’emparer de ce cadre législatif. «Est-ce que la France va s’en saisir ? Il y a une vraie question», a-t-il déclaré, prévenant que l'inaction pourrait ne faire qu'aggraver la crise. François-Xavier Bellamy, qui joue un rôle central à Bruxelles sur ce dossier, a évoqué la nécessité de prendre des mesures rapides face aux évolutions législatives en Allemagne et au Royaume-Uni, de peur de voir un nouvel appel d’air s’installer.
Les outils prévus par le règlement comprennent l'éloignement forcé, la création de centres de retour, ainsi que des conditions strictes pour l'octroi de visas et d’aides économiques. «Nous vivons un moment de vérité», a souligné Bellamy, en notant que moins de 10% des obligations de quitter le territoire (OQTF) en France sont actuellement mises en œuvre, un chiffre alarmant comparé à la moyenne européenne de 20%.
Ce déficit d’action politique suscite la frustration des électeurs. «Nos citoyens ne comprennent plus que nos États soient réduits à l’impuissance», a fustigé Bellamy, qui a posé deux questions clés au gouvernement : les mouvements de députés macronistes voteront-ils pour cette législation ? Et le gouvernement est-il prêt à exploiter toutes les mesures du texte pour redresser la situation ? Le moment est venu pour un véritable combat politique sur ce sujet crucial.







