Chaque année, près d’un million de jeunes candidats, âgés de 18 à 24 ans, se lancent dans l’obtention de leur permis de conduire, un passage essentiel pour la mobilité. Avec un taux de réussite initial de 60 % et un coût moyen avoisinant 1 800 €, les enjeux financiers sont considérables. À Paris, le budget grimpant à environ 2 200 € (source : UFC Que Choisir) pousse de nombreux apprenants à chercher des moyens de réduire cette somme. Utiliser le Compte Personnel de Formation (CPF) peut s’avérer une solution intéressante pour financer tout ou partie de ce permis. Quels véhicules sont concernés ? Quelles sont les conditions à remplir ? Nous vous éclairons sur le sujet.
Qu'est-ce que le CPF ?
Le Compte Personnel de Formation (CPF), instauré depuis 2015 en remplacement du Droit Individuel à la Formation (DIF), permet aux actifs de financer des formations variées tout au long de leur vie professionnelle. Les droits, crédités en euros, s'accumulent chaque année, avec un maximum de 500 € pour un salarié à temps plein, jusqu'à un plafond de 5 000 €. Chaque bénéficiaire peut choisir librement l'utilisation de son CPF, bien que l'accord de l'employeur soit requis pour les formations durant les heures de travail. Accessible à toute personne active de plus de 16 ans, il s'adresse à :
- Salariés en CDI ou CDD.
- Travailleurs indépendants.
- Demandeurs d'emploi.
- Conjoints collaborateurs.
Que peut-on financer avec un CPF ?
Le CPF vise à favoriser l’employabilité et le développement des compétences des travailleurs. Voici une liste de formations éligibles :
- Certifications reconnues par l'État.
- Bilan de compétences pour définir un projet professionnel.
- Validation des acquis de l'expérience (VAE).
- Formations pour l'apprentissage des compétences fondamentales.
- Apprentissage d'une langue étrangère.
- Formation à la création ou reprise d'entreprise.
- Formation à la prévention des risques.
Pour bénéficier de ces financements, il est nécessaire de créer un compte sur le site dédié au CPF, avec l'accompagnement d'organismes tels que France Travail disponibles pour les futurs candidats.
Perceptions autour du permis de conduire et du CPF
Depuis mars 2017, il est autorisé d'utiliser le CPF pour financer son permis de conduire, couvrant ainsi la formation nécessaire aux épreuves théoriques et pratiques. Les types de véhicules éligibles incluent :
- Voitures légères, tant thermiques qu'électriques.
- Véhicules lourds comme camions ou autobus.
Les permis financés grâce au CPF
À compter du 1er janvier 2024, les permis suivants seront éligibles au CPF :
- Permis A1 et A2 (motos de moins de 125 cm3).
- Permis B1 (voiturettes et quads).
- Permis B (voitures manuelles).
- Permis B78 (voitures automatiques).
- Permis C et C1 (poids-lourds selon le PTAC).
- Permis D pour le transport de personnes.
Les candidats doivent être titulaire du permis B et respecter des conditions d'âge spécifiques selon le type de permis.
Limitations et conditions d'éligibilité
Le financement du permis de conduire par le CPF comporte certaines restrictions. Notamment, le permis A (sauf pour ceux détenant un A2 depuis plus de 2 ans) et divers stages comme ceux de récupération de points ne sont pas pris en charge. Pour bénéficier du CPF, les conditions comprennent :
- Posséder un compte CPF actif.
- Avoir des droits suffisants.
- Attester du projet professionnel lié à cette formation.
- Ne pas avoir subi de retrait de permis ni être interdit de passage.
Les aides gouvernementales peuvent également compléter le financement du permis de conduire, notamment pour les jeunes et les personnes en difficulté. Parmi les options disponibles, on retrouve :
- Le permis à 1 €/jour.
- Aides spécifiques pour les apprentis et demandeurs d'emploi.
- Subventions pour personnes en situation de handicap.
Cela ouvre la voie à des alternatives comme le microcrédit pour ceux ayant des difficultés d'accès au crédit traditionnel.







