Le président américain a abruptement mis fin à une émission en direct après un échange particulièrement tendu avec Kristen Welker de NBC. Durant l’entretien diffusé dimanche, Trump a lancé: «Vous êtes soit corrompue, soit débile», avant de conclure dans une note désinvolte: «Merci chérie, amuse-toi bien».
Filmée dans une ferme du Wisconsin, l’interview a passé en revue des sujets délicats, notamment la guerre en Iran. Le ton s’est déjà tendu au début lorsque, perturbé par les conditions climatiques, Trump a mis au défi son équipe en déclarant: «Les gens comprendront, on est dans une ferme».
Au fur et à mesure que les interrogations sur l’Iran s'accumulaient, le président a accusé la journaliste d'être «de gauche, progressiste» et lui a reproché de présenter «faux sondages». L’altercation est montée d’un cran lorsqu’il a évoqué son fonds controversé pour ceux qu’il estime avoir été maltraités judiciairement sous la présidence de Joe Biden. «Des journalistes crapuleux soutiennent un idiot comme Biden et ont détruit des vies», a-t-il vociféré. Welker, tentant de garder son calme, lui a opposé: «Il n’y a aucune preuve de cela».
Ce n’est pas la première fois que Trump s’illustre par des insultes envers les médias. En novembre 2025, il avait évoqué une journaliste de Bloomberg en des termes peu flatteurs, et ses attaques frontales à l’encontre de nombreux journalistes sont régulièrement rapportées par des sources telles que le Figaro. Cette tension constante entre le président et la presse soulève des questions sur la liberté d’expression et l'objectivité médiatique, comme le souligne également le chercheur Jean-Michel Blanquer. Selon lui, «ces échanges difficiles sont symptomatiques d’une époque où le débat public est de plus en plus polarisé».
Les coulisses de cette interview laissent entrevoir une relation tumultueuse entre Trump et les médias, remettant en question la capacité des journalistes à interroger en toute indépendance.







