À l'approche des épreuves anticipées de français du baccalauréat, programmées pour le jeudi 11 juin, les inquiétudes concernant le renforcement des règles en orthographe, grammaire et syntaxe se multiplient. Les élèves, bien que déterminés à se préparer efficacement, ressentent une pression accrue, alors que le ministère de l'Éducation assure que l'application des barèmes ne sera pas strictement mécanique.
Les révisions s'intensifient dans les lycées. Cette année, une nouvelle directive portée par le ministre de l'Éducation nationale oblige les correcteurs à prêter une attention particulière à l’orthographe, la grammaire et la syntaxe. Édouard Geffray, en charge du dossier, affirme que "toute copie qui ne respecte pas un niveau minimal en matière d’orthographe, de grammaire et de syntaxe ne pourra pas obtenir la moyenne au baccalauréat. C’est une question de rigueur."
Devant un lycée de Courbevoie dans les Hauts-de-Seine, les lycéens expriment leurs angoisses. Un élève confie à RTL : "Ça me fait très peur. L’orthographe n’a jamais été mon point fort, et là, ce sera un vrai défi." Un autre élève trouve la mesure excessivement sévère : "C’est absurde. Le français, ce n’est pas ma matière de prédilection, alors…" Une élève de première souligne également que cela "creuse encore plus le fossé de la pression académique."
Dictées, révisions et Bescherelle pour limiter les fautes
Les candidats commencent à cibler leurs lacunes. Ismaël, qui avoue que son écriture ressemble à "des hiéroglyphes", se prépare à faire preuve de plus d’attention le jour J. "Je vais me concentrer sur l'écriture plutôt que sur la grammaire, je vais relire au moins trois fois ma copie," explique-t-il.
À l'approche des épreuves, chaque élève essaye de maximiser ses chances. Pour certains, la maîtrise des conjugaisons est essentielle. "Souvent, je me trompe sur les verbes au passé simple ou à l’imparfait car ils se ressemblent beaucoup. Ma solution ? Mémoriser les conjugaisons, c'est tout," confie une autre élève à RTL.







