Jean-Noël Barrot a indiqué que ces mesures s'inscrivent dans un cadre plus large d'actions déjà prises en mai, lorsque des sanctions avaient été imposées pour "abus sérieux et systématiques". Ces sanctions, qui pourraient inclure un gel des avoirs et des interdictions d'entrée dans l'Union européenne, visent surtout les individus et entités impliqués dans ces violences.
Le ministre a également exprimé son inquiétude face à l'intensification de la colonisation illégale, affirmant :
"On n'a jamais vu ça depuis des années et peut-être des décennies."
À ce jour, l'AFP estime qu'au moins 1 080 Palestiniens, dont de nombreux civils, ont perdu la vie en Cisjordanie depuis le 7 octobre 2023. Cette violente recrudescence des actes a suivi l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur Israël, créant un climat de tension exacerbé dans la région. De même, le gouvernement israélien a reconnu la mort de 46 Israéliens suite à des attaques ou opérations militaires.
La communauté internationale réagit
Les Nations Unies et plusieurs gouvernements, y compris celui français, ont exprimé leur préoccupation concernant les violences croissantes et les projets de construction de logements israéliens qui mettent en péril le processus de paix en faveur d'une solution à deux États. Jean-Noël Barrot a récemment souligné que le projet E1, qui consiste à construire de nouvelles installations sur 12 km² en Cisjordanie, compromet considérablement les bases d'un éventuel État palestinien.
Une réunion internationale, qui se tiendra bientôt à Paris, visera à aborder ces problèmes, notamment les violences en cours et le maintien d'une voie vers la paix, impliquant divers ministres et membres de la société civile.







