Israël et le Liban ont trouvé un terrain d'entente mercredi pour instaurer un « cessez-le-feu » et définir des « zones pilotes » sous la responsabilité de l'armée libanaise, lors de discussions menées à Washington. Cette avancée, bien que prometteuse, « dépendra de la coopération du Hezbollah », comme le rapporte la presse internationale.
Ce nouvel accord pourrait potentiellement « ouvrir la voie à un accord plus vaste » entre les États-Unis et l'Iran afin de mettre fin aux tensions dans la région, selon The Times. En effet, malgré un cessez-le-feu prévu le mois précédent, les hostilités se poursuivent entre les deux nations, d'après L’Orient - Le Jour.
Les termes de la trêve stipulent qu'elle sera conditionnée par « l'arrêt total des frappes du Hezbollah et le retrait de tous ses membres du secteur du Sud-Litani ». Les deux parties ont également convenu de se rencontrer à nouveau la semaine du 22 juin pour discuter des « aspects politiques et sécuritaires » du conflit, dans l'optique d'arriver à un « accord global ».
En parallèle, L’Orient - Le Jour souligne l'intention de Beyrouth et Tel-Aviv d'accélérer la mise en œuvre de zones pilotées par l'armée libanaise, excluant tout acteur non étatique.
Le Hezbollah, un facteur d'incertitude
Juste avant la publication de cette déclaration, le président américain Donald Trump avait exprimé son souhait de « séparer » les négociations sur le Liban des discussions à propos de l'Iran. Cependant, Téhéran a rétorqué que ces sujets étaient intrinsèquement liés. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti que toute agression contre Beyrouth déclencherait une « nouvelle guerre » dans la région.
Les perspectives d'un accord durable dépendent largement de « la coopération du Hezbollah, qui ne fait pas partie du gouvernement libanais et échappe à son contrôle », rappelle The New York Times. Cela rend la mise en œuvre de tout cadre négocié incertaine, comme l'illustre le commentaire du correspondant d'Al-Jazeera à Washington, Manuel Rapalo.
Randa Slim, une diplomate américano-libanaise, estime que le Hezbollah pourrait chercher des assurances concernant le retrait israélien du sud du Liban en échange de sa coopération.
Cette annonce de cessez-le-feu fait suite à de récentes frappes israéliennes au Liban, ayant entraîné la perte d'au moins dix vies, ainsi qu'à des ripostes du Hezbollah. L'armée israélienne a même signalé une « alerte aérienne » à la suite d'une « infiltration d’appareil hostile » près de la frontière libanaise.
Le Congrès américain prend une nouvelle initiative
Dans un contexte de tensions croissantes, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté mercredi une résolution ordonnant le retrait des troupes américaines engagées dans le conflit avec l'Iran. Cette décision, qui pourrait peser sur les discussions, a été soutenue par quelques élus républicains et représente un tournant dans la politique américaine sur ce dossier.
The Washington Post a souligné que cette résolution accentue la pression sur l'administration pour qu'elle trouve un moyen de mettre fin à cette guerre de plus en plus contestée. Néanmoins, il est à noter que cette initiative, bien que symbolique, pourrait faire face à un veto présidentiel si elle est adoptée par le Sénat.







