La Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique (BPACA) navigate dans un climat économique attentiste, mais continue de tracer son chemin dans le secteur professionnel. Les insights de Sylvie Garcelon, directrice générale, éclairent la situation.
Aujourd’hui, la réindustrialisation est un sujet brûlant. Quelles sont les initiatives de la BPACA pour soutenir les projets industriels dans la région ?
Avec une longue tradition d'accompagnement des entreprises, nous avons noté une légère augmentation de la demande de crédits d'investissement début 2025. Malheureusement, cette tendance s'est estompée, et nous faisons face à un retour à la prudence, en grande partie dû aux incertitudes géopolitiques qui troublent les marchés.
La croissance observée en 2025 a été faible, et au terme du premier trimestre 2026, nous frôlons un taux de croissance nul. L’instabilité actuelle au Moyen-Orient pourrait assombrir nos perspectives économiques. Cependant, des opportunités demeurent. Par exemple, le secteur de la défense bénéficie d'un certain dynamisme malgré une commande étatique encore floue. De même, la filière viticole, bien que touchée par une crise sérieuse, fait preuve d'adaptabilité avec de nouvelles stratégies de distribution.
« Nous avons réussi à octroyer 2,8 milliards d'euros de crédits, soutenant ainsi 45 000 projets. C'est notre cœur de métier ! »
Quels sont les résultats financiers de la BPACA ?
Malgré un environnement difficile, en 2025, notre produit net bancaire a connu une progression. Ce gain a cependant été atténué par l'augmentation des défaillances d'entreprises. Nous avons su maintenir notre dynamique de développement avec 2 100 collaborateurs répartis sur 200 points de vente, au service de 700 000 clients.
Comment comptez-vous renforcer votre position sur le marché professionnel ?
Nous adoptons une approche différenciée pour comprendre et servir les divers segments du marché. Pour mieux accompagner les indépendants, PME et ETI, nous avons déployé des conseillers spécialisés dédiés.
Êtes-vous préoccupés par un éventuel repli en termes d'agences et de personnel ?
Non. Notre métier repose sur nos services, notre présence locale et la compétence de nos équipes. Nous privilégions la proximité avec nos clients plutôt que de considérer la réduction comme une option.
Caroline Guérin-Pigeon, nouvelle présidente de BPACA
Après l'assemblée générale du 26 mai, BPACA a nommé Caroline Guérin-Pigeon présidente de son conseil d'administration. Élue pour un mandat de six ans, elle prône un modèle de banque coopérative innovant, essentiel pour accompagner les entreprises dans leurs transformations.







