Depuis la matinée du 3 juin, le téléphone de Thierry de Regnauld de La Soudière, ex-cantonnier de La Douze en Dordogne, ne cesse de vibrer. "Il va falloir que je le mette au frigo à ce rythme," confie-t-il. Parmi les nombreux journalistes, amis et curieux, beaucoup souhaitent en savoir plus sur sa lutte, qui dure depuis plus de 32 ans pour faire éclater la vérité derrière la disparition de Didier Seignole survenue le 27 janvier 1994.
Ce lundi précédent, trois hommes ont été placés en garde à vue, soupçonnés d'avoir orchestré un plan criminel. "Je me demande s'ils pensent que je connais leur identité. Je le pense, mais je n'ai rien divulgué," souligne Thierry, habitant de La Douze. Il a promis à la famille de Didier Seignole de poursuivre sa quête de lumière sur la disparition du jeune biologiste.
Le moment ou jamais
Thierry de Regnauld est convaincu que le dénouement est proche : "Je pense que certaines personnes ne doivent vraiment pas dormir en ce moment. Si les enquêteurs les ont placés en garde à vue, c'est qu'ils ont de bonnes raisons. Le moment est venu," insiste-t-il.
Son engagement dans cette affaire a suscité de nombreux soutiens, notamment de la part de la sœur de Didier, qui a exprimé ses remerciements dans le journal Sud Ouest. Thierry évoque également la douleur des parents et la passion d'un gendarme qui a œuvré pour éviter la prescription du dossier.
Au cours de ses échanges avec la brigade de recherches, Thierry a pu exprimer ses réflexions. "Le pôle cold case a pris le temps de m'écouter. Contrairement à d'autres, ils ne m'ont pas pris pour un farfelu," souligne le Périgord, reconnaissant envers ce soutien précieux. En attendant, les habitants de La Douze espèrent répondre aux questions surgies depuis si longtemps dans les conversations.







