Depuis la fin de 2024, les uniformes de la gendarmerie sont de retour à l'Hospitalet-près-l'Andorre, une victoire symbolique et bien réelle. Avec l'installation de six gendarmes de la brigade territoriale mobile, le village voit un souffle nouveau. Cependant, le véritable défi débute avec la transformation de granges historiques en caserne moderne. Pour le maire Arnaud Diaz, cette initiative va bien au-delà de la simple construction : c'est l'identité d'un village de montagne qui se ravive, tout comme sa sécurité.
Un projet de cœur entre patrimoine et diplomatie
Dans les ruelles pittoresques, un projet immobilier audacieux commence à émerger. Plutôt que de bâtir du neuf, la municipalité a choisi de réhabiliter des structures existantes pour accueillir de nouvelles familles. "Nous achetons une grange au cœur du village pour créer des logements," explique avec passion Arnaud Diaz. Ce projet, qu'il considère comme le pilier de son mandat, représente un investissement conséquent d'environ trois millions d'euros, essentiel pour pérenniser la présence de la brigade.
Cette démarche amorce également une dimension internationale, puisque les bureaux seront établis dans la célèbre "Borda d’Andorre" grâce à un partenariat novateur avec la Principauté. "Nous travaillons sur un accord de 70 ans pour l'utilisation de ces biens," précise l'élu, manifestement fier de cette coopération transfrontalière qui souligne l'importance stratégique de L'Hospitalet.
Il est crucial de rappeler que l'absence de gendarmes depuis 2005 pesait lourd sur la vie locale, en particulier durant les tempêtes de neige. Arnaud Diaz se souvient avec satisfaction de l'impact positif que le retour des forces de l'ordre a eu, notant que "tout change radicalement; avant, c'était le chaos, le temps que les gendarmes viennent d'Ax, tout se bloquait ici".
Une présence qui rassure
Actuellement, la circulation est revenue sur la RN20, et les règles de sécurité sont de nouveau respectées. "Leurs interventions sont précieuses, ils expliquent aux usagers : si vous n'avez pas de chaînes, il faut en acheter," souligne l'élu. Cette visibilité des gendarmes rassure la population et permet au maire de respirer un peu, lui qui était souvent "sollicité pour héberger les sinistrés de la route" lors des nuits difficiles.







