L'ancien Premier ministre Michel Barnier a déclaré dimanche qu'il se sentait "capable d'être président de la République", tout en précisant qu'il ne souhaite pas "personnaliser aujourd'hui" la campagne électorale. Ce commentaire intervient alors que sa formation politique, Les Républicains (LR), est en train de voter sur les modalités de désignation de son candidat pour l'élection présidentielle de 2027.
Sur le plateau de "Dimanche en politique" sur France 3, Barnier a répondu sans hésitation à la question de savoir s'il pourrait assumer la présidence : "Oui, j'ai été Premier ministre, je me suis senti à l'aise dans ce rôle. Je peux occuper d'autres fonctions également". Il a aussi évoqué son ambition de construire "un bon projet" mais a avoué qu'il avait des doutes quant à la capacité de rassembler au-delà de son propre camp pour remporter les élections.
L'ancien négociateur en chef du Brexit a précisé qu'il n'est pas encore candidat, insistant sur le fait qu'il veut placer le débat d'idées au cœur de la campagne. "Je souhaite vraiment mettre l'accent sur les propositions et l'actualité", a-t-il ajouté, faisant allusion à sa récente initiative, une plateforme programmatique nommée "Bâtir ensemble".
Par ailleurs, Barnier a voté ce week-end pour choisir la méthode de sélection du candidat LR à la présidentielle, optant pour une "élection aussi ouverte que possible". Les membres de LR, environ 76 000, ont trois options : une primaire fermée où seuls les adhérents voteraient, une primaire semi-ouverte laissant la possibilité aux sympathisants de participer, ou la désignation directe de Bruno Retailleau, le président du parti, comme candidat.
En attendant les résultats de ce scrutin, Barnier a exprimé son sentiment de "loyauté et de liberté" vis-à-vis de l'issue. "Je respecterai le choix des militants, mais je reste libre de dire à l'automne qui, parmi ces candidats, est le plus apte à représenter la droite républicaine et le centre", a-t-il précisé.
Il a également souligné la nécessité de collaborer entre les différents courants de la droite pour obtenir un résultat favorable en 2027. "Les Républicains et le bloc centriste doivent agir ensemble, car divisés, nous ne gagnerons pas. C'est simple", a-t-il conclu, rappelant que l'unité est essentielle pour espérer une victoire lors de la prochaine présidentielle.







