À l'approche de l'élection présidentielle, un sondage réalisé par Elabe pour La Tribune du Dimanche, le 19 avril dernier, révèle les caractéristiques du président de la République rêvé par les Français. Voici un aperçu de ce qu'ils imaginent.
La tension politique monte alors que les élections municipales des 15 et 22 mars derniers laissent place à une course effrénée vers l'Élysée. Les partis politiques multiplient les déclarations et stratégies, oscillant entre appels à l'unité et candidatures. Dans ce paysage mouvant, La Tribune du Dimanche et l'institut de sondage Elabe présentent un portrait-robot du président idéal, témoignant des attentes des électeurs.
Le premier constat de ce sondage révèle un désir clair des Français pour une professionnalisation accrue de la politique. Ainsi, 51 % des participants souhaitent voir un responsable politique à la tête du pays, contre 36 % préférant un chef d'entreprise ou une figure issue de la société civile.
Un président idéal âgé de 47 ans
Bien qu'Emmanuel Macron ait révolutionné le paysage avec son élection à 39 ans, les Français semblent privilégier une maturité mesurée : 8 % d'entre eux imaginent un président de moins de 35 ans, 22 % entre 35 et 44 ans, 49 % entre 45 et 54 ans, 17 % entre 55 et 64 ans, et seulement 3 % souhaitent un candidat âgé de plus de 65 ans. En somme, le président idéal aurait donc 47 ans en moyenne.
L'honnêteté, la transparence et le respect des engagements électoraux sont des valeurs qui tiennent une place primordiale dans l'esprit des électeurs. En effet, 76 % des Français affirment que l'honnêteté doit être la qualité première du président, suivie par la proximité et l'écoute (55 %), et le courage (48 %), tandis que d'autres qualités, telles que l'autorité (34 %) et le charisme (25 %), sont jugées moins cruciales.
Une figure d’apaisement et de rassemblement
Concernant l'orientation politique du futur président, 28 % des sondés souhaitent qu'il se positionne à droite (dont 11 % très à droite), tandis que 19 % préfèrent une affinité avec la gauche (3 % très à gauche), et 16 % se prononcent pour le centre.
Enfin, 57 % des Français aspirent à un président capable de rassembler et d’apaiser la société, même au prix d'un report ou d'un abandon de certaines réformes jugées impopulaires. À l'opposé, 42 % préfèrent une approche plus audacieuse, impliquant des réformes en profondeur, quel qu'en soit le coût politique.
Sources : La Tribune du Dimanche, Elabe. Des experts en sociologie politique soulignent que ces attentes reflètent un désir croissant d'authenticité et d'écoute dans un contexte politique souvent perçu comme fragmenté.







