Ce samedi, une vingtaine de personnalités de gauche, dont Boris Vallaud, Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot, ont décidé de s'unir afin de préparer un projet politique commun en vue de l'élection présidentielle de 2027. Cette initiative, dénommée « Construire 2027 », marque une rupture significative dans le paysage politique de la gauche, en dehors du cadre traditionnel de La France insoumise (LFI).
« L'important est de définir le projet avant d'avoir un candidat », explique Boris Vallaud, député PS des Landes. Ce mouvement se présente comme une alternative à l'idée d'une primaire, souvent source de divisions. À cette occasion, Yannick Jadot souligne que « Jean-Luc Mélenchon a une relation trop dégradée à la démocratie et aux valeurs européennes que nous défendons ». Cette déclaration pointe la volonté de tracer un chemin différent, basé sur une coopération véritable entre les différentes tendances de la gauche.
« La situation est trop grave pour que nous nous adonnions à des petits jeux »
Cette unité a pour objectif de répondre aux préoccupations des citoyens, notamment sur des enjeux cruciaux comme le logement, l'énergie, l'éducation et la sécurité. Un travail de fond sera mené, axé sur un dialogue étroit avec les acteurs associatifs et académiques. Cela implique d'aller au-delà des discours politiques habituels, comme l'affirme Raphaël Glucksmann : « Nous ne voulons pas d'une gauche gadget, mais d'une gauche crédible ».
Construire avec une vision partagée
Les personnalités engagées dans cette initiative prennent en compte le contexte sociopolitique français, conscient que les Français sont moins préoccupés par les luttes internes de la gauche que par les défis quotidiens tels que la hausse des prix des combustibles. Ainsi, la question demeure : qui pour incarner ce projet ? Si les grandes lignes sont posées, un consensus sur le visage des candidats devra émerger, ce qui devrait se préciser d'ici fin été 2023.
« Nous devons être prêts pour 2027 et ne pas nous laisser distancer », conclut Yannick Jadot. En effet, cette démarche collective pourrait bien redéfinir les contours de la gauche et renforcer son poids dans l'arène politique française à l'approche des prochaines élections.







