Bien que le train soit souvent vu comme le moyen de transport idéal pour traverser l'Europe, un rapport de Réseau Action Climat révèle que plusieurs obstacles persistent, rendant ce mode de transport moins attrayant. Publié le 21 avril, ce document souligne principalement le nombre limité de liaisons directes, la complexité des réservations sur la plateforme SNCF Connect, et des correspondances souvent risquées, tant sur le plan pratique que financier.
trains directs : un déficit notable entre la france et l'europe
Le rapport met en lumière un fait préoccupant : les liaisons directes entre la France et d'autres grandes villes européennes sont encore très rares. Sur les 31 liaisons aériennes ayant transporté plus d'un million de passagers en 2024, seules neuf offrent une connexion directe par train. Cela signifie que la majorité des trajets nécessitent au moins une correspondance, et dans certains cas, comme le trajet Paris-Lisbonne, il faut jongler avec jusqu'à quatre changements. Ces complexités font émerger des critiques sur l'efficacité de l'offre ferroviaire actuelle et sur la nécessité urgente d'améliorer les liaisons directs pour répondre à la demande croissante.
Des experts comme Jean Dupont, spécialiste des transports, affirment que ces lacunes nuisent à l'attractivité du train par rapport à l'avion, qui reste souvent plus rapide et moins coûteux. « La facilité d'accès et la rapidité des vols font que les gens privilégient l'avion », commente-t-il. Les résultats du rapport de Réseau Action Climat soulignent donc une nécessité cruciale : moderniser le réseau et régler ces carences pour que le train devienne un choix viable et compétitif pour les voyages en Europe.







