Le lundi 30 mars, le Vatican a exprimé sa consternation à l'ambassadeur d'Israël après l'incident qui a eu lieu le jour du dimanche des Rameaux, lorsque la police israélienne a refusé l'accès à l'église du Saint-Sépulcre au patriarche latin, Mgr Pierbattista Pizzaballa. Cette situation a suscité de vives réactions parmi la communauté chrétienne mondiale.
Le cardinal Pietro Parolin, le secrétaire d'État du Saint-Siège, et Mgr Paul R. Gallagher, le ministre des Affaires étrangères, ont expressément rencontré l'ambassadeur d'Israël, Yaron Sideman, pour aborder cette affaire sensible. Dans leur communiqué, le Vatican a indiqué qu'ils avaient partagé leurs inquiétudes et que des clarifications avaient été fournies par les autorités israéliennes.
"Des regrets ont été exprimés au sujet de cet incident, et des éclaircissements ont été fournis," a précisé le Vatican.
Les chefs religieux, y compris le père Cfrancesco Ielpo, ont été contraints par la police de rebrousser chemin alors qu'ils tentaient d'accéder à l'église. Le Patriarcat latin de Jérusalem a dénoncé cet acte comme un "grave précédent", soulignant le manque de respect envers les croyants partout dans le monde qui se tournent vers Jérusalem durant cette période sacrée.
Des raisons de sécurité invoquées par Israël
Les autorités israéliennes ont justifié cette interdiction par des considérations de sécurité, évoquant le contexte tendu du Moyen-Orient, mais ont ensuite annoncé que le patriarche serait en mesure d'accéder à la basilique sans délai.
La France, les États-Unis, Madrid et l'Union européenne ont tous exprimé des préoccupations suite à cet événement, et le Pape lui-même a exprimé sa solidarité avec les chrétiens de la région qui font face à des défis. Il a été rapporté dans *Le Figaro* que le Pape a déclaré :
"Nous sommes plus que jamais proches, par la prière, des chrétiens du Moyen-Orient, qui souffrent et ne peuvent vivre pleinement les rites de ces jours saints."
Les tensions grandissantes au sein de la Vieille Ville de Jérusalem, un territoire sensible en raison des récentes escalades militaires, rendent la situation particulièrement délicate. La police israélienne a expliqué que les infrastructures de la Vieille Ville compliquent l'accès en cas d'urgence, justifiant ainsi ces mesures restrictives.
Cette situation met en lumière des enjeux plus vastes liés à la liberté de culte, et les expert ajoutent que ces incidents pourraient exacerber les tensions déjà présentes dans la région, un point que souligne aussi l'analyse dans *Le Monde* sur les répercussions de ce conflit.







