traditionnellement considéré comme un refuge en temps de conflit, l'or subit une chute alarmante depuis le début des hostilités en iran. en seulement une semaine, le prix de l'once a décru de 13,32%, atteignant 4.497 dollars.
les investisseurs semblent perdre confiance ; une once d'or a non seulement vu sa valeur s’effondrer d’un total de 17% depuis le déclenchement du conflit, mais elle s’est également inscrite dans une dynamique baissière inédite sur les quarante dernières années. selon les derniers rapports, la tendance préoccupante s'étend également à l'argent, qui, à l'instar de l'or, peine à se stabiliser.
bien qu’il soit encore en hausse de 50% par rapport à l'année dernière, de nombreux analystes avertissent que la montée de l'inflation et la concurrence du dollar pourraient définitivement modifier les habitudes d'investissement. invité sur RTL, l'économiste François Lenglet a souligné que la vigueur du dollar est directement liée aux enjeux géopolitiques actuels, où le pétrole et le gaz dominent le tableau économique.
l'impact des pays émergents et des monarchies pétrolières
le dollar, étant la monnaie de référence pour le négoce de l'or, voit son ascension favorisée par la situation actuelle. ainsi, une monnaie plus forte rend l'or plus coûteux pour les acheteurs utilisant d'autres devises. par ailleurs, les économies émergentes comme la chine, l’inde et le brésil, qui achètent ensemble près de 1.000 tonnes d’or par an, commencent aussi à réagir à la guerre, ce qui explique, en partie, la baisse des achats.
les ménages du moyen-orient, eux, ont acheté 270 tonnes d’or l'année passée, représentant 10% des échanges mondiaux, ce qui témoigne d’un lien étroit entre la richesse pétrolière et les investissements en or. cette corrélation continue à évoluer, mettant en lumière l'importance stratégique de l'or dans le contexte de crises géopolitiques.
la question demeure : cette chute est-elle temporaire ou le début d'un trend plus long ? selon des traders, une anticipation d'inflation pourrait inciter les investisseurs à se tourner vers d'autres actifs jugés plus rentables à court terme, comme les obligations d'état ou des actions de sociétés liées à la défense. ces stratégies d'arbitrage montrent une volonté d’optimiser des bénéfices, mais ne font qu'ajouter à l'incertitude du marché.







