Dans un nouveau retournement de situation, le président des États-Unis, Donald Trump, a décidé de reporter son ultimatum de cinq jours à l'Iran, qui devait initialement expirer ce week-end. Cet ultimatum menaçait de détruire les infrastructures énergétiques de la République islamique si le détroit d'Ormuz restait fermé. Selon Trump, ce revirement fait suite à des discussions qui, selon les autorités iraniennes, n'ont pas encore été confirmées.
Sur son réseau Truth social, Trump a initialement donné à Téhéran jusqu'à samedi 21 mars pour rouvrir le détroit d'Ormuz au trafic maritime. Sinon, il a déclaré que les États-Unis « frapperont et anéantiront ses différentes centrales électriques, en commençant par la plus grande ! »
Cependant, ce lundi 23 mars, le président a annoncé sur le même réseau que de « très bonnes et productives discussions pour une cessation totale » des hostilités avaient eu lieu et qu'elles se poursuivraient « cette semaine ». Il a donc décrété un report de cinq jours sur les frappes potentielles, stipulant que cela dépendrait « DU SUCCES DES REUNIONS ET DES DISCUSSIONS EN COURS ».
« Aucun contact direct ou indirect »
Pourtant, les autorités iraniennes n'ont pas tardé à démentir toute forme d'échange avec Washington. L'agence de presse Fars, proche des Gardiens de la révolution, a rapporté qu'il n'y avait eu « aucun contact direct ou indirect » entre les deux pays. En réponse à l'ultimatum, le conseil de défense iranien a déclaré que toute attaque contre ses côtes entraînerait des conséquences graves, menaçant de « miner les voies d’accès et les lignes de communication dans le Golfe persique ».
Simultanément, des frappes israéliennes sur Téhéran ont eu lieu, illustrant les tensions croissantes. Selon Fars, ces attaques ont visé plusieurs zones de la capitale, ajoutant une couche de complexité à la situation déjà volatile.
Les conséquences de ces événements se font sentir sur le marché de l'énergie, avec une flambée des prix du pétrole suite à l'escalade militaire. Les bourses européennes ont également enregistré un rebond, en réponse aux annonces de Trump, avec Paris enregistrant une hausse de 1,53 % et d'autres marchés européens en augmentation.
Si ces décisions de Donald Trump semblent bouleverser le paysage politique, l'incertitude persiste quant à leur impact réel sur la sécurité nationale et économique, tant pour les États-Unis que pour l'Iran. La communauté internationale attend avec impatience les évolutions de cette situation délicate, qui pourrait bien redéfinir les relations au Moyen-Orient.







