Le parquet de Montpellier a désormais la charge des investigations concernant la mystérieuse disparition d'une femme et de son fils en Aveyron. À mesure que l'enquête avance, Cédric Prizzon, le père introuvable, est placé dans la ligne de mire des autorités, qui soupçonnent un enlèvement au sein d'un contexte familial tendu.
D'après des informations révélées par le parquet de Rodez, une enquête pour "enlèvement et séquestration de plusieurs personnes" a été ouverte après la disparition de cette femme de 40 ans et de son fils de 13 ans à Vailhourles, un village qui compte environ 650 habitants. La Dépêche souligne que Cédric Prizzon, un ancien policier de 42 ans, avait déjà été condamné dans le passé pour des faits graves, y compris la non-représentation d'enfants et le harcèlement de sa précédente compagne.
Tous les moyens humains et matériels sont déployés, avec des dizaines de gendarmes mobilisés sur le terrain depuis vendredi dernier, bien que les recherches n'ont pas encore fait apparaître d'éléments concrets selon une source proche du dossier qui a affirmé qu'il n'y avait "rien de nouveau" sur le front des investigations.
Des téléphones portables hors service
Les téléphones portables du père, de sa compagne et de leur jeune enfant ont tous été coupés, augmentant encore la mystère autour de cette affaire. L'enquête a été précipitée après qu'un membre de la famille de la mère a alerté les autorités après l'absence de celle-ci au travail et de son fils au collège.
Rappelons que la situation est délicate ; Cédric Prizzon aurait convoqué les autorités après avoir déjà fugé avec son fils en 2021. Des rumeurs circulent même sur une éventuelle fuite à l'étranger, ce qui a conduit les enquêteurs à diffuser un avis de recherche auprès des pays limitrophes. Des médias locaux indiquent que le père est connu pour ses actions militantes autour de la garde de ses enfants, se présentant comme une victime au sein d'une justice qu'il considère comme corrompue.
Ce volet de l'affaire est particulièrement préoccupant, car la mère, selon un rapport d'évaluation sociale, était sous protection d'un téléphone « grave danger » et suivie par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), illustrant ainsi la tension qui se trouve au cœur de cette affaire complexe.







