Sophien M., 36 ans, originaire du Mesnil-en-Thelle, a été interpellé après avoir proféré des menaces de mort à l'encontre d'une magistrate. Comparant sa situation devant le tribunal de Senlis en comparution immédiate, il a quitté le palais de justice menotté, une image devenue presque courante pour cet homme dont le casier judiciaire est si chargé qu'il a « fait bugger le logiciel », selon le substitut du procureur.
Ce trentenaire, avec pas moins de 30 condamnations à son actif, a connu une régression inquiétante d'une délinquance classique à une radicalisation religieuse préoccupante.
Des propos alarmants tenus en consultation
Lors d'une évaluation psychologique liée à sa dernière peine pour violences avec arme, Sophien M. a émis des déclarations qui ont inquieté le professionnel de santé. "Tout ça c’est la faute de la juge, elle est responsable de ce qui m’arrive, je sais ce qu’il me reste à faire", a-t-il exprimé avec une inquiétante assurance. Il a également fait référence aux attentats de 2015, déclarant : "C’est un bon moyen de faire payer l’occident." Ces propos ont conduit à un signalement auprès du procureur et déclenché une enquête par le groupe antiterroriste de la police judiciaire.
Un passé troublé et des messages inquiétants
Déjà connu pour ses convictions radicales, le téléphone de Sophien M. regorge de contenus suggestifs, allant de photos d’armes à des vidéos djihadistes. Entre autres, un projet de voyage mystérieux en Albanie soulève des interrogations chez les enquêteurs. Ce contexte rend ses déclarations d'innocence peu convaincantes.
À l'audience, un alibi peu rassurant
En audience, il a tenté de se défendre, affirmant ne fréquenter personne de dangereux. Concernant ses propos, il a déclaré : "J’ai peut-être tenu ces mots, mais je ne me souviens pas, j’avais pas mal bu avant." Cependant, le substitut du procureur Édouard Guillou s'est montré sceptique, évoquant la rareté des signalements de psychologues dans de telles situations. Il a souligné le caractère répétitif des comportements menaçants de Sophien M., accentuant ainsi l'inquiétude des juges. Finalement, ils ont suivi les réquisitions du parquet, le condamnant à 12 mois de prison ferme avec mandat de dépôt.







