Le 23 mars 1967, une fuite de gaz notable a eu lieu à Bordaux, lorsqu'une vanne du méthanier "Lavoisier" a cédé, provoquant une fuite de butadiène au port de Bassens. Selon des archives de Sud Ouest, l'incident a entraîné l'interdiction immédiate de la circulation des navires, plongeant les quartiers environnants dans une atmosphère de stress et d'inquiétude.
Ce soir-là, à 19h30, le méthanier "Lavoisier", qui déchargeait 3 000 tonnes de gaz, a vu un joint de sécurité céder sous une pression extrême, libérant instantanément le gaz plus lourd que l'air. Les autorités portuaires et les équipes de secours se sont rapidement déployées, mettant en œuvre des mesures d'urgence pour contenir la situation.
Dès leur arrivée, les sapeurs-pompiers ont intensément travaillé pour colmater les fuites, accédant à la zone avec des équipements de protection et des lances à incendie. La pression était forte, et il a fallu plus de deux heures aux équipes pour endiguer les premières fuites, tout en maintenant un polygone de sécurité autour du site pour éviter tout risque d'explosion.

Les pompiers intervenant sur le "Lavoisier" dans le port de Bordeaux, le 23 mars 1967. Archives Sud Ouest
Alors que le gaz commençait à se répandre à la surface de la Garonne, la navigation fluviale a été suspendue. Les efforts pour diluer le gaz se poursuivaient, et à 22 heures, la circulation a finalement pu reprendre lorsque le risque d'explosion semblait écarté.
Toutefois, des inspections ultérieures à bord du "Lavoisier" ont révélé la persistance de fuites, ce qui a nécessité des travaux supplémentaires. Tout le secteur du port a été maintenu sous sécurité, notamment en raison de la possibilité que le gaz se soit infiltré dans les égouts proches, un risque cité par des experts.
Finalement, le 24 mars vers 1h du matin, la situation avait été maîtrisée, et les opérations portuaires ont pu reprendre dès le matin. Cet incident a marqué les esprits et reste gravé dans la mémoire collective de Bordeaux. Les leçons tirées ont conduit à des améliorations notables des protocoles de sécurité portuaire, garantissant une protection accrue contre les crises similaires dans le futur.







