Les habitants de Marseille ont voté pour élire leur maire le 22 mars 2026. Ce scrutin a placé Benoît Payan, le candidat de gauche, face à Franck Allisio du Rassemblement national (RN) et Martine Vassal, représentant la droite. Lors du premier tour, Payan et Allisio étaient très proches, avec une différence de seulement 4 500 voix. Finalement, le maire sortant a été réélu avec 54,6% des votes, laissant Allisio avec 39,1% et Vassal en troisième position avec 6,3%, selon les estimations Ipsos-BVA relayées par France Télévisions et LCP.
Au cours de la campagne, Sébastien Delogu, candidat de La France insoumise (LFI), arrivé quatrième avec 11,9% des voix au premier tour, avait annoncé son retrait en faveur de Payan pour contrer la montée de l'extrême droite. Dans une déclaration, il a souligné : "Nous sommes le rempart face au RN", critiquant dans le même élan le comportement de Payan, qui a rejeté toute option d'alliance avec LFI.
Cette prise de position a été jugée comme une grave erreur par certains analystes politiques. Selon eux, la décision de Payan de ne pas construire une coalition antifasciste pourrait avoir des répercussions à long terme sur la gauche marseillaise. Une opinion partagée par plusieurs observateurs, qui parlent de "faute politique" historique.
Une élection sous tension et accusations
Du côté du RN, Allisio a pointé du doigt le retrait de Delogu, insinuant l’existence d’un "accord secret" entre l’insoumis et Payan, une accusation formellement rejetée par le maire réélu. Lors d'un interview sur ICI Provence, Allisio a également critiqué le maintien de Martine Vassal dans le jeu électoral, affirmant que cela menaçait l’avenir de Marseille.
Cette élection s'inscrit dans un contexte politique tendu où les lignes de l'échiquier se redéfinissent rapidement. Avec une forte polarisation, les résultats à Marseille résonnent au-delà de la métropole, marquant un débat crucial dans la lutte contre l’extrême droite et les approches politiques à adopter pour assurer une gouvernance démocratique.







