Dimanche, les autorités cubaines ont lancé le processus de rétablissement de l'électricité sur l'île, suite à une panne généralisée survenue pour la seconde fois en moins d'une semaine, et ce dans un contexte de blocus pétrolier américain.
La compagnie d'électricité de La Havane a rapporté que deux tiers de la capitale avaient été rétablis en courant durant l'après-midi, proposant un rayon de lumière après une « panne totale » du réseau, comme annoncé par le ministère de l'Énergie sur le réseau social X.
Cette coupure est la septième en dix-huit mois dans ce pays de près de 10 millions d'habitants.
La défaillance d'une unité de la centrale thermique de Nuevita, située au centre du pays, a provoqué un effet en chaîne, déconnectant ainsi le réseau électrique national, précise la compagnie électrique. Avec un réseau reposant sur huit centrales thermiques – dont certaines dépassent les 40 ans d'exploitation –, Cuba souffre de dysfonctionnements fréquents nécessitant des arrêts pour entretien.
Le gouvernement souligne que les restrictions imposées par Washington empêchent toute réparation des infrastructures obsolètes. Toutefois, des économistes pointent également un manque chronique d'investissements étatiques dans le secteur énergétique.
Depuis plus de deux mois, les expéditions de pétrole en provenance du Venezuela, fournisseur historique de Cuba, ont été suspendues, alors que l'administration Trump a averti d'éventuelles sanctions contre tout pays soutenant l'approvisionnement énergétique de l'île.
Pour justifier ses actions, les États-Unis évoquent une « menace exceptionnelle » posée par Cuba, à seulement 150 km de la Floride. En réponse, La Havane accuse Trump de tenter d'« asphyxier » son économie, déjà malmenée par un embargo en place depuis 1962.







