Depuis le début de mars, le Kenya est ravagé par des inondations dévastatrices qui ont fait au moins 81 morts, selon les rapports des autorités. Les pluies torrentielles s'intensifient, notamment ce week-end, exacerbant les problèmes de drainage et d'infrastructures routières, comme l'indique Muchiri Nyaga, porte-parole de la police nationale. Nairobi est la région la plus touchée, comptant 37 victimes. Des crues soudaines ont également affecté d'autres zones, forçant environ 2 690 familles à fuir leur domicile et engendrant des dommages considérables.
Les autorités ont déjà émis des alertes pour les résidents de plusieurs bidonvilles situés en aval des barrages à Nairobi, leur demandant d’évacuer en raison du risque imminent d'inondation. Dans le faubourg de Kiambu, au nord de la capitale, deux personnes se sont noyées lors des crues dans la nuit de samedi à dimanche, rapportent des sources locales comme Citizen TV, qui évoquent également des glissements de terrain ayant enseveli des maisons dans le village de Kasaka.
Des appels à la démission lancés contre le gouverneur
Les prévisions météorologiques annoncent que les fortes pluies devraient persister jusqu'à mardi. Les autorités exhortent la population à rester vigilante face à cette situation critique. Cependant, la gestion de cette crise a suscité des critiques à l'encontre du gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, accusé de ne pas avoir respecté ses engagements en matière de drainage des égouts et d'amélioration des infrastructures.
Le changement climatique est souvent cité comme un facteur aggravant de ces événements extrêmes. Selon des études récentes, la fréquence et l'intensité des périodes de précipitations extrêmes en Afrique de l'Est augmentent, un phénomène que les experts attribuent largement aux impacts des activités humaines sur le climat.







