Mohammad Amin-Nejad, ambassadeur d'Iran en France, a déclaré ce jeudi sur BFMTV qu'il ne serait pas surprenant de voir Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis 2022, retourner un jour en France.
"Nous les avons mis à disposition de l'ambassade de France, ils sont sains et saufs", a affirmé le diplomate, précisant qu'un "mécanisme bien défini par les chefs d'État" pourrait faciliter leur rapatriement.
Après trois années en prison, les deux Français ont été libérés le 4 novembre 2025, mais restent sous la protection de l'ambassade française. Leur sort soulève de nombreuses interrogations, d'autant plus que la demande de leur rapatriement a été formulée par le président Emmanuel Macron au président iranien, Massoud Pezechkian. Cependant, ce processus pourrait s'avérer long et complexe, avertit le diplomate iranien.
"Je souhaite que leur procès soit finalisé, afin que nous puissions les voir revenir en France", a souligné l'ambassadeur.
Incarcérés dans la prison d'Evin pour des accusations d'espionnage, Kohler et Paris sont désormais soumis à un statut d'assignation à résidence à l'ambassade. Les tensions géopolitiques actuelles, exacerbées par le conflit israélo-américain, compliquent encore leur situation.
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a récemment réitéré l'engagement de la France à poursuivre les démarches pour assurer leur libération définitive. De même, les familles des deux ressortissants expriment leur angoisse face aux événements récents qui secouent l'Iran.
Il est essentiel de suivre ces développements, d'autant plus que ce cas illustre les défis auxquels font face les gouvernements dans des contextes diplomatiques tendus.







