Ce jeudi, Emmanuel Macron a déclaré que la France ne participera "à aucune ouverture de force du détroit d'Ormuz", une affirmation faite dans un contexte de conflit grandissant au Moyen-Orient. Lors d'une conférence de presse, il a souligné la nécessité de privilégier le dialogue plutôt que l'escalade militaire.
Plus tôt dans la journée, la France, aux côtés du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Italie, des Pays-Bas et du Japon, a dénoncé les attaques iraniennes sur des infrastructures civiles dans le Golfe. Dans un communiqué, ces nations se sont déclarées "prêtes à contribuer", le moment venu, à la sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Cependant, Macron a précisé que cette mission ne devrait pas être conduite de manière agressive et nécessiterait des négociations avec l'Iran.
Les six pays ont fermement condamné les récentes agressions iraniennes contre des navires commerciaux non armés et les actions menées contre des installations énergétiques civiles, ainsi que la fermeture de fait du détroit par des forces iraniennes.
L'ONU appelle à un corridor maritime sécuritaire
Une nouvelle tragédie maritime a été signalée ce jeudi: un navire, pour lequel le capitaine est porté disparu, a été touché par un projectile anonyme au large des Émirats, dans le golfe d'Oman, près du détroit d'Ormuz. Selon l'agence maritime britannique UKMTO, un incendie s'est déclaré à bord à la suite du tir.
De son côté, l'Organisation maritime internationale (OMI) a fait référence à la nécessité de créer un "corridor maritime sûr" pour permettre l'évacuation des navires actuellement bloqués dans la région, lui aussi soulignant la fermeture du détroit comme un acte inacceptable. Le secrétaire général de l'OMI, Arsenio Dominguez, a déclaré que l'établissement d'un corridor humanitaire était crucial, précisant que près de 20.000 marins sont actuellement immobilisés sur 3.200 navires en attente à proximité du détroit, zone essentielle pour le transport des hydrocarbures.
Ces déclarations surviennent alors que les tensions entre l'Iran et les États-Unis ainsi que leurs alliés continuent de s'intensifier. La position de la France, clairement exprimée par son chef d'État, appelle à la prudence et à la recherche du dialogue.







