L'Ukraine aspire à un Iran libre, affranchi des alliances avec la Russie, et qui ne menace pas la stabilité du Moyen-Orient, de l'Europe ni du monde. Ce souhait a été formulé par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur son compte X après sa rencontre avec Reza Pahlavi, l'héritier du dernier chah d'Iran, vendredi à Paris.
Zelensky a souligné que la situation actuelle, marquée par la guerre contre la Russie — qui reçoit un soutien militaire conséquent de l'Iran — rend crucial un changement au sein du régime iranien. Il a affirmé : «Nous voulons un Iran libre, qui ne coopérera pas avec la Russie et qui préserve la paix dans notre région».
Réagissant à la montée des tensions, l'Iran a été engagé depuis le 28 février dans des échanges de frappes avec les États-Unis et Israël, tout en intensifiant ses activités maritimes dans le Golfe. À cet égard, Zelensky a insisté sur le fait qu'il est essentiel que Téhéran ne tire aucun avantage du conflit actuel et que le peuple iranien puisse choisir son propre destin.
Reza Pahlavi, qui réside aux États-Unis, se positionne comme un leader potentiel pour un Iran post-théocratique. Dans cette optique, Zelensky a exprimé sa gratitude : «Je remercie le prince héritier pour son engagement ferme envers la souveraineté de l'Ukraine. Nos équipes continueront de collaborer».
L'Iran a joué un rôle crucial en fournissant à la Russie des drones de longue portée, comme les Shahed, qui continuent d'être utilisés pour frapper les infrastructures ukrainiennes. Ces drones, maintenant produits sous l'appellation Geran-2 par Moscou, accentuent l'inquiétude de Kiev. Le président ukrainien a averti que le conflit au Moyen-Orient pourrait détourner l'attention internationale de son propre besoin pressant en missiles anti-aériens, vitaux dans la lutte contre l'agression russe.
Alors que le dialogue s'intensifie entre l'Ukraine et l'Iran, des experts soulignent l'importance d'une stratégie cohérente pour maintenir la paix régionale. L’analyste politique François Durand, interrogé par France 24, a déclaré : «Il est impératif que les nations collaborent pour contrer l’influence néfaste d’un Iran coopérant avec la Russie».







