L'Australie doit urgemment réévaluer ses dispositifs antiterroristes ainsi que renforcer les mesures de sécurité lors des événements communautaires juifs. Ces recommandations ont été formulées par une commission d'enquête suite à l'attentat tragique de décembre sur la plage de Bondi, selon les conclusions publiées jeudi.
Ce rapport préliminaire, dirigé par la juge à la retraite Virginia Bell, souligne les lacunes dans le fonctionnement des unités de lutte contre le terrorisme. Elle estime que « la refonte devrait porter sur les structures de commandement, l’intégration des équipes, l’accès aux systèmes ainsi que les modalités de partage d’informations ».
La commission distingue également la nécessité d'un dispositif de sécurité renforcé lors des célébrations juives, surtout celles ayant lieu en public. L’attentat survenu le 14 décembre a causé la mort de 15 personnes, faisant de cette attaque la plus meurtrière en Australie en trois décennies.
Les assaillants, Naveed Akram et son père Sajid, ont ouvert le feu sur une foule rassemblée pour la fête de Hanouka. Naveed a été inculpé de terrorisme et de meurtres, et son acte était lié à l’idéologie du groupe jihadiste État islamique (EI). Cependant, les autorités clarifient qu'ils n’ont pas opéré sous les ordres d'une organisation terroriste, et Naveed avait déjà fait l'objet d'une enquête en 2019 pour ses éléments de lien avec l’EI.
La création de cette commission royale d’enquête, un processus public de la plus haute importance en Australie, a été déclenchée par les réactions émotionnelles fortes de la communauté juive et des familles des victimes. Ces dernières avaient adressé une lettre au Premier ministre Anthony Albanese exigeant « des réponses » face à cette tragédie. Le gouvernement a également pris des mesures pour renforcer la législation sur les crimes de haine et la régulation des armes à feu suite à ces événements choquants.
La dernière commission royale avant celle-ci portait sur un scandale de recouvrement de dettes frauduleuses, et de précédentes enquêtes avaient traité de dysfonctionnements dans les domaines liés à la pédocriminalité et à la protection de l'environnement. La situation actuelle appelle donc à une vigilance accrue et à des réformes significatives pour garantir la sécurité des Australiens, en particulier des communautés vulnérables.







