Le vol AF4190, prévu pour ramener des Français de Dubaï, a été contraint de faire demi-tour en raison de « tirs de missiles dans la zone ». Philippe Tabarot, ministre français des Transports, a annoncé la nouvelle sur X, précisant que la compagnie avait déjà suspendu le vol pour des raisons de sécurité.
Les ressortissants français espéraient une évacuation, mais ce changement de cap a brisé leurs espoirs. « Malgré les efforts concrets en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères pour assurer le rapatriement de nos compatriotes, la situation sécuritaire a contraint le vol à rentrer », a déclaré le ministre. Il a également évoqué la complexité d’organiser des opérations de rapatriement en temps de crise.
Initialement, le vol AF4190 devait faire une escale au Caire, où l’équipage devait être remplacé et le carburant réapprovisionné. Selon le site Flight Radar, l'appareil a décollé à 15h21, heure de Paris, du Caire, mais a été dérouté vers 17h30.
Air France a prolongé la suspension de ses vols vers le Moyen-Orient, notamment à cause de l'escalade des tensions dans la région, liée à l’offensive israélo-américaine contre l'Iran. Les opérations de rapatriement sont orchestrées par le ministère des Affaires étrangères.
Des espaces aériens susceptibles de se fermer à tout moment
Un premier vol pour rapatrier des Français se trouvant au Moyen-Orient était arrivé à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle mercredi matin après avoir été organisé en provenance d’Oman.
Éléonore Caroit, la ministre en charge des Français de l’étranger, avait exprimé ses inquiétudes quant à un contexte « très volatile ». Elle a souligné que certains espaces aériens pourraient ouvrir et se fermer à tout moment, rendant les opérations de rapatriement hautement imprévisibles.
Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que près de 400 000 ressortissants français se trouvent dans une quinzaine de pays touchés par le conflit, bien que tous ne souhaitent pas nécessairement revenir. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a insisté sur le fait que l'évaluation des besoins favorisait les individus les plus « vulnérables ».







