"Ces aéronefs contribuent à la protection de nos partenaires dans le Golfe", a déclaré l'état-major français le jeudi 5 mars.
La France a annoncé autoriser temporairement la présence d'avions et d'autres aéronefs américains sur ses bases au Moyen-Orient, où le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran s'intensifie. Une porte-parole de l'état-major a confirmé cette information à l'AFP et a précisé que cette décision vise à renforcer la coopération entre Paris et Washington. "La présence de leurs aéronefs a été autorisée de manière temporaire sur nos bases dans la région. Ces aéronefs soutiennent la protection de nos partenaires dans le Golfe," a-t-elle précisé.
Depuis le début des hostilités, la France maintient une posture défensive, selon les mots d'Emmanuel Macron. Le président français, qui a critiqué l'offensive des États-Unis et d'Israël comme étant "en dehors du droit international," a ordonné l'envoi de moyens militaires considérables, notamment le porte-avions Charles-De-Gaulle, en Méditerranée orientale pour assurer la sécurité de ses ressortissants et de ses bases dans la région.
La France entretient également des accords de défense avec des pays comme le Qatar, le Koweït et les Émirats. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a indiqué que des bases françaises aux Émirats avaient été touchées par des frappes iraniennes, bien qu'il n'y ait pas encore de preuves qu'elles aient été délibérément ciblées. Dans ce contexte, six avions Rafale français ont été déployés en renfort. Cette situation a suscité des inquiétudes dans l'opposition française, qui met en garde contre un risque d'implication accrue de Paris dans le conflit.







