Un tragique incident a eu lieu mercredi à La Rochelle, où un collégien a poignardé un de ses camarades. Le jeune suspect a expliqué avoir agi par vengeance envers sa victime, qu’il n’appréciait pas depuis plusieurs années, selon les déclarations du procureur de la République, Arnaud Laraize.
La garde à vue du collégien, soupçonné d'avoir poignardé son camarade au sein du collège Beauregard, a été prolongée en raison de la gravité des faits. Cette information a été rapportée par Le Parisien, qui souligne que l’agression s'est produite aux alentours de 9h30.
Le jeune, âgé de 13 ans, a utilisé un opinel pour blesser son camarade à l’épaule et au ventre, en présence d'autres élèves. Interpellé rapidement sur les lieux, le collégien a été placé en garde à vue pour tentative de meurtre, et doit faire l'objet d'autres investigations.
« Des idées extrémistes et violentes »
La prolongation de sa garde à vue, selon Arnaud Laraize, est justifiée par la nature criminelle des actes commis. L’audition du collégien a révélé qu'il avait reconnu son acte, affirmant avoir agi par vengeance. Des tests d'alcoolémie et de dépistage de stupéfiants se sont révélés négatifs, ce qui exclut une intoxication au moment des faits.
Le magistrat a indiqué que le collégien semblait avoir été lui-même victime de violence durant son enfance et manifestait des tendances vers des idées extrêmes et violentes, un phénomène préoccupant pour les autorités.
La victime dans un état stable
La victime, également âgée de 13 ans, a rapidement reçu des soins et a été transportée au centre hospitalier de La Rochelle. Selon les dernières nouvelles, bien que son état ait été décrit comme sérieux après l'incident, il a pu sortir du bloc opératoire. Le procureur a confirmé qu'aucun organe n’avait été touché et que la victime se trouvait désormais dans un état stable.
L’enquête, ouverte pour « tentative de meurtre », est actuellement dirigée par la Direction de la criminalité territoriale (DCT). Une cellule d’urgence médico-psychologique a été mise en place au collège Beauregard, pour aider les 24 élèves présents lors de l'incident. Ce drame soulève des inquiétudes sur la violence chez les jeunes et l'importance de surveiller de près les comportements des adolescents.







