Le procès de l'islamologue Tariq Ramadan a une nouvelle fois été reporté, désormais fixé à vendredi. Ce délai est dû à l'absence de déposition de l'expertise médicale demandée par la cour criminelle de Paris.
Initialement entamé lundi en l'absence de l'accusé, hospitalisé pour des raisons de santé, le procès avait été suspendu jusqu'à mercredi. Cette décision a été prise afin de permettre aux neurologues désignés de rendre leur rapport sur la condition médicale de Ramadan, âgé de 63 ans. Malheureusement, les experts n'ont pas reçu toutes les pièces nécessaires des médecins suisses, entravant ainsi leur capacité à fournir une analyse complète (source : 20 Minutes).
Un mandat d'arrêt international à l'étude
Le moment venu, la cour se penchera sur la possibilité de renvoyer le procès à une date ultérieure, une demande de la défense, une fois l'expertise déposée. Lors de l'audience de lundi, le représentant du ministère public a exprimé son inquiétude quant aux efforts de l'accusé pour éviter le procès. Il a ainsi réclamé la mise en place d'un mandat d'arrêt international contre lui.
Tariq Ramadan, précédemment condamné par la justice suisse pour un viol, doit faire face à des accusations de viols présumés sur trois autres femmes entre 2009 et 2016. Ces faits, qu'il conteste fermement, pourraient lui valoir jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle. Les rumeurs entourant son état de santé persistent et nourrissent un débat public intense sur la question de la justice et de la santé des accusés.
La suite de ce dossier suit un intérêt médiatique croissant, et les attentes des victimes et de l'opinion publique restent élevées.







