Le 27 février 2026, un site dénommé "WikiDati.fr" a été lancé, recensant toutes les affaires judiciaires impliquant Rachida Dati. Au lendemain de sa mise en ligne, le directeur de campagne de la candidate Les Républicains à la mairie de Paris a immédiatement signalé la plateforme à son hébergeur en vue de sa fermeture, sans succès à ce jour, comme le rapporte Le Nouvel Obs.
Qualifié d’"encyclopédie des affaires de Rachida Dati", le site a été développé par Kevin Gernier, un employé de l’ONG Transparency International. Selon les informations diffusées par Le HuffPost, Gernier a précisé que son initiative visait à éclairer les électeurs sur "la gravité et l’étendue des multiples affaires" touchant l’ancienne ministre de la Culture.
Une liste exhaustive des affaires visant Rachida Dati
Ce site énumère douze affaires dans lesquelles Rachida Dati est impliquée, telles que l'affaire Renault-Ghosn, des soupçons de corruption par GDF-Suez, ainsi qu'une investigation sur la non-déclaration de bijoux à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Chaque dossier est détaillé avec des implications juridiques et éthiques explicites.
Le projet met aussi en lumière des revenus s'élevant à "3,1 millions d’euros, potentiellement des pots-de-vin", conformément aux assertions du site. WikiDati souligne également les nombreuses "procédures-bâillons" qui auraient été initiées par Dati pour étouffer toute mention de ces affaires, d'après les précisions du créateur du site.
La question de la présomption d'innocence
Peu après la mise en ligne, Jérôme Sterkers, directeur de campagne de Dati, a signalé le site, arguant qu'il portait atteinte à la présomption d’innocence de la candidate. Kevin Gernier a réagi en se tournant vers un avocat. « Je ne suis pas inquiet, il a fait les choses très bien, » a déclaré l’avocat de Gernier à Libération, en mentionnant que le site reproduit des éléments de presse tout en respectant le conditionnel. Rachida Dati et son équipe ne se sont pas exprimées sur le sujet jusqu'à présent.







