La cour d'appel de Versailles a tranché : le policier impliqué dans la mort tragique de Nahel, un jeune de 17 ans à Nanterre, ne sera pas jugé pour meurtre, mais pour violences volontaires ayant entraîné la mort.
Le verdict est tombé le 5 mars 2026. Au lieu des prévisions initiales d'un procès pour homicide volontaire, Florian M. devra répondre de violences volontaires n'ayant pas eu pour intention de donner la mort. Selon le communiqué de la cour, relayé par Le Parisien, il n'a pas été prouvé que le policier ait agi avec l'intention de tuer au moment du tir. Il s'est défendu en déclarant qu'il craignait pour sa sécurité ainsi que pour celle d'autrui alors que le véhicule de Nahel redémarrait.
Une audience attendue pour 2026
En juin 2025, la décision des juges du tribunal judiciaire de Nanterre avait fait espérer un procès pour homicide volontaire, avec une audience prévue pour le début de l'année suivante. Cependant, les avocats de Florian M. avaient contesté cette décision, menant à une réévaluation de l'affaire. À l'audience de décembre 2025, le verdict qui a suivi a laissé beaucoup de questions en suspens.
Le policier, désormais en contrôle judiciaire après cinq mois de détention, a été mis en examen juste après l'incident tragique survenu le 29 juin 2023. Cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur le cadre légal régissant l'utilisation de la force par les forces de l'ordre. Des experts en droit pénal, tels que Me François Saint-Pierre, soulignent que cette décision pourrait avoir des implications importantes sur la perception du droit d'usage de la force en France.







