Le dernier épisode de "13 Heures découverte" nous transporte dans le magnifique village d'Aït Ben Haddou, un trésor historique du sud marocain inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Ce village datant du XIe siècle est une destination prisée tant par les chercheurs d'authenticité que par les cinéastes du monde entier, ayant servi de toile de fond à des films emblématiques.
Ce texte est extrait du reportage ci-dessus. Visionnez la vidéo pour le découvrir dans son intégralité.
Perché sur une colline, Aït Ben Haddou représente un véritable bijou architectural et a été un carrefour commercial fréquenté au fil des âges. Aujourd'hui, des milliers de touristes affluent ici, parmi lesquels un couple de visiteur de Lyon, Nathalie et Christophe, captivés par ce symbole du patrimoine marocain. "Ce village propose une immersion dans l'histoire, c'était un point de repos crucial pour les caravanes en provenance du désert," souligne leur guide, Hassan Aït Rahou Mouma.
Accompagnés de leur guide natif, les touristes marchent sur les traces des anciennes routes commerciales, s'émerveillant devant l'authenticité des maisons traditionnelles. "C'est un effet 'waouh' à chaque coin de rue, c'est incroyable à quel point tout est préservé, comme au temps jadis!" raconte Nathalie, enchantée par la beauté du lieu.
Un décor de films et de séries classé à l'Unesco
Le paysage exceptionnel d'Aït Ben Haddou ne séduit pas seulement les visiteurs, mais attire également les réalisateurs. Ce village a été le décor de nombreux films et séries cultes, y compris Game of Thrones et Gladiator. Assane, le guide, emmène Nathalie pour une balade à cheval dans ce cadre historique. Selon lui, l'industrie cinématographique apporte une bouffée d'air frais à la communauté locale. "Les tournages engendrent une importante source de revenus puisque les producteurs font souvent appel à la main-d'œuvre locale pour la construction de décors," explique-t-il.
Les visiteurs ressentent un véritable voyage dans le temps, comme le constate Nathalie : "On peut presque s'imaginer les caravanes de dromadaires liées à ces lieux magiques." La préservation d'Aït Ben Haddou est en grande partie attribuée à son statut de site classé par l'Unesco en 1987, ce qui garantit la restauration en respectant des méthodes ancestrales. Le chef de chantier Daoud Baha témoigne : "Nous construisons comme autrefois. Nous consultons les anciens pour capturer l’essence de notre histoire."
L'art du dessin au thé
La préservation des traditions ne s'arrête pas aux bâtiments. La jeunesse s'investit également dans les savoir-faire anciens. Hassan souhaite faire découvrir aux visiteurs un art local fascinant, où le thé sucré devient une toile. La chaleur révèle des dessins invisibles, incitant à la réflexion. L’artiste Bilal Baarbi souligne : "C'est crucial de montrer notre culture. La nouvelle génération est déterminée à partager la richesse de notre patrimoine avec les touristes."
Conquise, Nathalie partage son ressenti : "J'avais peur que ce lieu soit trop touristique, mais voir ces anciennes pratiques encore vivantes est un véritable trésor." Chaque année, Aït Ben Haddou accueille plus de 130 000 voyageurs, fascinés par ce village emblématique construit de terre, symbole des grandes routes caravanières.







