Le Salon international de l’agriculture de 2026 a enregistré une baisse de 27,9 % par rapport à l’année précédente, impacté par l'absence de bovins et une crise agricole persistante.
« Cette édition n’a ressemblé à aucune autre. Elle restera comme une année unique dans l’histoire du Salon. » Le président du Salon international de l’Agriculture (SIA), Jérôme Despey, a souligné dans un communiqué que malgré une fréquentation réduite, « réduire cette édition à son taux de fréquentation serait une erreur. »
Avec seulement 437.402 visiteurs, contre 607.000 l'année précédente, les participants ont néanmoins pu découvrir d'autres animaux, des produits d'excellence primés et la richesse de diverses filières. Beaucoup se rappellent que l’édition record de 2014 avait attiré 703.000 entrées.
« Le Salon reviendra l’an prochain plus fort que jamais »
Malgré les précédents événements parfois tumultueux, Despey décrit une ambiance majoritairement calme : « L’immense majorité de l’événement s’est déroulée dans le respect et la qualité des échanges. Les rares incidents isolés ne peuvent occulter neuf jours de convivialité et d’engagement au service de notre agriculture. » Il est convaincu que le Salon reviendra en 2027, plus fort que jamais.
Les propos de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, ont également fait écho, alors que l'agriculture française fait face à une crise de revenus. Elle a évoqué le défi de maintenir les petites exploitations face à la concurrence étrangère : « Les fermes françaises, souvent familiales, peuvent-elles toujours tenir face à des exploitations roumaines ou polonaises ? »
La semaine s'est conclue par une annonce déconcertante pour les syndicats agricoles : Bruxelles a décidé d'appliquer temporairement l’accord de libre-échange UE-Mercosur.
Avec AFP







