À New York, les épiceries de luxe, malgré leurs prix exorbitants, continuent d’attirer des foules. Une salade à 23 dollars ou six nuggets pour 15 dollars n’empêchent pas les jeunes new-yorkais de faire la queue pour remplir leur caddie. Ce phénomène contraste fortement avec la promesse du nouveau maire, qui prône des produits à moindre coût.
Selon Le Wall Street Journal, ces lieux de consommation ne connaissent pas la crise, attirant même une clientèle jeune et tendance. L’exemple de Meadow Lane est frappant, où des files d’attente s'étirent autour du pâté de maisons. L’accès est très sélectif, ne permettant l’entrée qu'à une quinzaine de clients simultanément, sous l'œil attentif de gardes de sécurité au look soigneusement travaillé. À l’intérieur, l’ambiance luxe reprend le pas sur l’atmosphère froide d’un supermarché traditionnel.
Dans ce cadre élégant, des plats préparés côtoient des produits haut de gamme, comme six nuggets à 15 dollars ou un sweatshirt à 85 dollars. Supermarché Instagramable, Meadow Lane, ouvert cet automne par un jeune entrepreneur de 28 ans issu d’une famille riche, se positionne comme une destination tendance. Il explique à Le Wall Street Journal sa vision : « si les voitures et les avions varient en gamme, pourquoi pas les épiceries ? »
Il semble qu’un marché lucratif existe bien. Selon le fondateur de l’établissement, Meadow Lane est déjà bénéficiaire. D’autres enseignes telles que Happier Grocery, Rigor Hill Market ou Butterfield Market rencontrent également un franc succès. Sur les réseaux sociaux, le phénomène est exacerbé par une multitude d'influenceurs qui se filment dans ces épiceries, créant ainsi une vitrine attrayante pour leurs abonnés. On peut même commenter que ces espaces semblent avoir été conçus pour les générateurs de contenu.







