Une récente enquête, menée tout récemment par cinq pays européens, a établi que l'opposant russe Alexeï Navalny a bien été victime d'un empoisonnement, contredisant les allégations officielles sur sa mort survenue il y a deux ans. Les résultats de cette enquête jettent un nouvel éclairage sur les circonstances entourant sa disparition tragique, et remettent en cause la version de la Russie.
Le ministre britannique des affaires étrangères n'a pas tardé à désigner Vladimir Poutine comme responsable. Selon les analyses, une toxine mortelle, identifiée dans la peau de grenouilles d'Équateur, aurait été détectée dans les échantillons prélevés sur le corps de Navalny. "Le gouvernement russe disposait des moyens nécessaires et du mobile pour utiliser cette substance contre Alexeï Navalny dans sa prison," a déclaré Yvette Cooper.
Paris dénonce également la responsabilité du président russe
La confirmation de l'empoisonnement a suscité des réactions vives, notamment de la part de la veuve de Navalny. Ioulia Navalnaïa a exprimé sa douleur en affirmant que "les preuves scientifiques soulignent que mon mari a été empoisonné par le gouvernement russe et Vladimir Poutine." Jean-Noël Barrot, ministre délégué aux Transports en France, a également pointé du doigt la responsabilité de Poutine : "Il est prêt à utiliser des méthodes extrêmes contre son propre peuple pour préserver son pouvoir," a-t-il tweeté.
Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large où le Kremlin a déjà été accusé de plusieurs empoisonnements aux conséquences dramatiques. Parmi les plus notables, l'assassinat d'Alexandre Litvinenko en 2006 à Londres et l'empoisonnement raté de Sergueï Skripal en 2018, qui témoigne d'une pratique récurrente.
Une "signature" de Vladimir Poutine ?
Jennifer Deschamps, réalisatrice des documentaires Les poisons de Poutine pour ARTE, évoque cette tendance inquiétante : "L'utilisation de poison depuis l'arrivée de Poutine au pouvoir en 2000 démontre sa méthode d'opération, ancrée dans son passé d'agent du KGB. Le KGB avait des laboratoires spécialisés dans les poisons."
Les gouvernements de Paris et Londres ont décidé d'informer l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques concernant cet empoisonnement, accentuant ainsi les tensions géopolitiques entre l'Occident et le Kremlin.







