Des images diffusées par TF1 révèlent une scène d’une violence inouïe. Le militant nationaliste Quentin D., âgé de 23 ans, a trouvé la mort à Lyon, le 14 février, après avoir passé plusieurs jours dans le coma suite à une attaque. Les images, filmées par un passant, présentent une altercation où plusieurs individus s'acharnent sur un groupe de jeunes militants, dont Quentin semble faire partie.
Le conflit remonterait à une rencontre entre des groupes d'extrême droite et d'extrême gauche, qui s'est intensifiée en marge d'une conférence animée par l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po. Selon un témoin cité par TF1, "deux groupes se sont affrontés, avec chacun une vingtaine de personnes, mais le second a fini par attaquer ceux qui sont restés sur place".
Un acte prémédité ?
Me Fabien Rajon, l'avocat de la famille de Quentin, n'hésite pas à qualifier cet incident de "guet-apens délibérément préparé". Il décrit un scénario organisé, impliquant des individus en nombre conséquent et, pour certains, masqués. Selon lui, cela suggère une planification minutieuse, soutenue par des complicités. "Il ne s’agit pas d’une simple rixe, mais d’un crime qui nécessite une réponse pénale appropriée" estime-t-il.
La famille de Quentin, en décrivant le climat de tension qui règne à Lyon, lance un appel au calme et à la retenue. "Nous faisons confiance aux autorités pour faire toute la lumière sur cette affaire", a déclaré un membre de son entourage. Ce tragique événement soulève des questions sur la montée de la violence politique en France, analysée par des experts et des analystes politiques.
Le décès de Quentin a suscité des réactions de la part de personnalités politiques. La présidence française a également exprimé ses condoléances, tout en incitant au calme. Des experts comme Pierre Roux, sociologue des mouvements sociaux, soulignent que de tels incidents mettent en lumière des fractures profondes au sein de la société française.







