Le jeudi soir 29 janvier, Reporters sans frontières (RSF) organise une soirée inédite au Bataclan à Paris pour apporter son soutien au journaliste sportif Christophe Gleizes, who has been incarcerated in Algeria for the past seven months. La soirée, intitulée "Free Gleizes", vise à mobiliser l’opinion publique autour de cette affaire, et mettra en lumière la détermination du public à lutter pour la liberté de la presse.
Le programme de la soirée promet d’être riche : de 20 h à 22 h 30, des figures emblématiques du monde du sport et de la musique se succéderont sur scène. Parmi eux, l'ancien footballeur Vikash Dhorasoo, Philippe Diallo, président de la Fédération française de football, et Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français. De plus, des artistes tels qu’Alex Beaupain, Malik Djoudi, Jeanne Cherhal et le groupe Elephanz apporteront leur soutien par le biais de performances.
Une situation alarmante
Christophe Gleizes a été arrêté en mai 2024 alors qu’il couvrait l’histoire de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), célèbre club de football algérien. Le journaliste, collaborateur des revues So Foot et Society, a récemment vu sa peine de sept ans confirmée par la cour d'appel de Tizi Ouzou, ce qui choque non seulement ses proches mais aussi de nombreux journalistes et défenseurs des droits de l'homme. Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, a exprimé son indignation : "Il s'agit d'une décision aberrante qui empêche un journaliste d'exercer son métier".
Du côté français, les autorités ont exprimé leur désapprobation. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que la France "regrette vivement" cette peine et appelle à une libération rapide de Gleizes. Il a souligné l’importance de la liberté de la presse dans une démocratie.
La justice algérienne a accusé Gleizes d'avoir des liens avec un dirigeant de la JSK, qui aurait également des liens avec le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), désigné comme organisation terroriste par les autorités en 2021. RSF a cependant affirmé que les contacts entre Gleizes et ce dirigeant étaient antérieurs à cette classification et que le journaliste était seulement en train de réaliser son travail.
Cette mobilisation au Bataclan ne fait que réitérer l’appel urgent à la libération d'un journaliste dont seul le crime semble être d'avoir cherché à raconter une histoire. Ensemble, faisons entendre notre voix pour Christophe Gleizes.







