Lors d'un vote qui n'a pas surpris, le Sénat a refusé, mercredi 28 janvier, la proposition de loi portée par l'exécutif qui visait à instaurer un cadre pour l'aide à mourir. Le texte est maintenant renvoyé à l'Assemblée nationale pour une nouvelle lecture, comme l'indique BFMTV.
Mercredi, le Sénat a voté contre la proposition de loi sur la fin de vie avec un score de 181 voix contre 122 pour. Cette initiative du gouvernement devra être examinée à nouveau par l'Assemblée nationale à partir du 16 février prochain, selon les informations de BFMTV.
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé sa déception sur le réseau social X (anciennement Twitter) : "Alors que l'aide à mourir répond à une aspiration profonde des Français, ce rejet représente une véritable déception. Nous avions pourtant trouvé une large entente à l'Assemblée, au cours d'un débat serein."
Une forme d'abandon démocratique
Cette proposition de loi vise à établir un cadre réglementé pour le suicide assisté et l'euthanasie, répondant à une promesse faite par Emmanuel Macron lors de son second quinquennat. Les débats au Sénat, marqués par des tensions croissantes, ont conduit à une dilution du texte initial. Bruno Retailleau, leader des Républicains, a affirmé que le texte ne répondait pas aux attentes de la société.
Le sénateur du parti Renaissance, Xavier Iacovelli, a déploré un "abandon démocratique", ajoutant que cela témoigne d'un échec dans le débat. Face à cette situation, l'exécutif envisage de laisser les députés trancher sur ce sujet sociétal crucial. "Le principe constitutionnel impose que ce soit l'Assemblée qui ait le dernier mot", a averti Laurent Panifous, ministre des Relations avec le Parlement, sur Public Sénat.







