Paris (France) - La circulation des virus grippaux demeure "très active", mais selon Santé publique France, une diminution du recours aux soins a été observée pour toutes les tranches d'âge. Ce constat laisse penser à un faible risque de rebond de l'épidémie dans l'Hexagone, comme l'ont modélisé les spécialistes du virus en collaboration avec l'Institut Pasteur.
Durant la semaine du 19 au 25 janvier, la demande de soins pour grippe et syndrome grippal a connu une baisse dans toutes les catégories d'âge, tant en médecine de ville qu'à l'hôpital. Cela intervient après une période où une hausse était enregistrée, notamment chez les moins de 15 ans, après la reprise post-vacances de Noël.
Néanmoins, le taux de positivité pour la grippe a légèrement augmenté en médecine de ville et a montré une légère baisse en hôpital et dans les laboratoires, avec respectivement 15% et 30%. Cela démontre que les virus grippaux continuent de circuler activement dans la population.
Concernant les décès attribués à la grippe, leur part parmi les décès certifiés a diminué pour la deuxième semaine consécutive (5,3% sur plus de 8.000 décès, contre 6,5% les semaines précédentes), bien que ce taux reste jugé "élevé" par l’agence de santé.
Les nouvelles prévisions de l’Institut Pasteur et de Santé publique France indiquent une poursuite de cette tendance à la baisse des consultations médicales dans les semaines à venir. "Un rebond est possible, surtout si des virus Influenza de type B circulent tardivement, mais il paraît peu probable à ce stade et, s'il se produit, devrait avoir un impact limité", souligne le rapport.
Il est à noter que la saison précédente avait été marquée par l'une des épidémies les plus sévères depuis 2009, causant environ 17.600 décès, alors que la moyenne s'élevait à 10.000 décès annuels. Ce bilan avait en partie été attribué à des taux de vaccination insuffisants.
Face à la circulation toujours "importante" des virus grippaux et un taux de vaccination particulièrement bas chez les personnes âgées, le ministère de la Santé a prolongé d'un mois la campagne de vaccination, qui se termine fin février.
Le taux de couverture vaccinale était de 46,3% fin décembre parmi les publics cibles (femmes enceintes, personnes obèses, malades chroniques, immunodéprimés) et de 53,3% chez les plus de 65 ans. Des niveaux jugés "insuffisants", comme l'a souligné le gouvernement, compte tenu de l'intensité de l’épidémie actuelle.
Selon des experts, parmi les adultes, ceux de plus de 65 ans sont souvent atteints de formes graves de la grippe. Ils représentent plus de la moitié des cas en réanimation, dont près des trois quarts n'étaient pas vaccinés.







