Le safran, considérée comme l'épice la plus onéreuse au monde, est fréquemment mis en avant pour ses propriétés d'antidépresseur naturel. Issu des pistils d'une variété de Crocus, quel est véritablement son impact sur les troubles de l'humeur ? Que peut-on réellement attendre de son utilisation ?
Selon plusieurs études, le safran pourrait offrir des bénéfices en cas de baisses de moral. Toutefois, il est crucial de préciser qu'il n'est pas recommandé pour traiter des dépressions sévères, pour lesquelles des médicaments prescrits sont essentiels. En revanche, dans le cas de dépressions légères à modérées, où les antidépresseurs ne sont pas la première ligne de traitement, le safran peut jouer un rôle d'appoint.
Pour ces situations, il est généralement conseillé d'opter pour des modifications de mode de vie, telles qu'une reprise de l'activité physique et des séances de psychothérapie. Inséré dans ce contexte, le safran pourrait s'avérer être un complément précieux pour améliorer le moral. Ses effets sur le bien-être mental sont attribués principalement à deux de ses composés : le safranal et la crocine. Le Dr. Marine Colombel, psychiatre et auteur de Neuroplantes (Éditions Marabout), indique que "le safran semble fonctionner comme les principaux antidépresseurs en favorisant la sérotonine dans le cerveau".
Sous quelle forme est-il conseillé de le prendre ?
Il est donc raisonnable de penser que, comme les médicaments, le safran nécessite un certain délai pour produire ses effets. Les premiers bénéfices pourraient être notés entre deux et quatre semaines après le début du traitement. En cas d'absence d'amélioration, il est fortement conseillé de consulter un professionnel afin d'évaluer les alternatives thérapeutiques adaptées.







