À Minneapolis, la pression monte alors que le maire a annoncé le départ imminent de certains agents fédéraux, à la suite d'une nouvelle tragédie. La mort d'un manifestant, Alex Pretti, a soulevé des préoccupations majeures concernant l'utilisation excessive de la force par la police de l'immigration, une situation délicate que Donald Trump tente de gérer avec des gestes d'apaisement.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié ce décès de "tragédie", insistant sur le désir du président de prévenir toute violence. Trump, sous le feu des critiques même dans son propre camp, a révélé avoir eu des discussions constructives avec le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et le maire Jacob Frey sur les tensions croissantes dans la ville.
Jacob Frey a fait savoir sur X que certains agents fédéraux étaient sur le point de quitter Minneapolis. "Je vais continuer à combattre pour que le reste des agents impliqués s'en aillent également," a-t-il affirmé. Ce dialogue s'inscrit dans un contexte de tension exacerbée depuis le meurtre de Renee Good par un agent fédéral en janvier dernier.
Le directeur des opérations de l'immigration, Tom Homan, a été dépêché sur le terrain, rendant compte directement à Trump. Cela soulève de nouvelles questions sur la coopération entre les autorités locales et fédérales, alors qu'une grande partie de l'État adopte une politique de protection des migrants.
La justice tente également de jouer un rôle dans cette crise. Un juge fédéral a promis une décision rapide concernant une demande de suspension de l'opération anti-immigration. David Schultz, professeur à l'université Hamline, a évoqué l'importance de cet éventuel verdict qui pourrait établir un précédent.
Une plainte visant à arrêter la destruction de preuves dans l'affaire Pretti est également à l'étude, tandis que le numéro 2 du ministère de la Justice a assuré qu'"une enquête est en cours" et que la destruction de preuves n'est pas envisagée. Parallèlement, des élus démocrates menacent de suspendre le financement si des réformes des agences fédérales ne sont pas mises en place.
Dans une interview récente, Trump a exprimé son aversion pour les violences policières, tout en justifiant partiellement les actions des forces de l'ordre. Les circonstances entourant la mort de Pretti révèlent un scénario complexe, avec des vidéos contradictoires rendant compte d'une agression par la police.
Les parents du défunt ont vigoureusement dénoncé les accusations portées contre leur fils, qualifiant les déclarations des autorités de "mensonges écœurants". Cette situation continue de diviser l'opinion publique et met en lumière les défis que doit relever une administration sous pression dans un contexte de crise sociale.







