Des artistes et chercheurs expriment leur indignation face aux restrictions imposées à l'accueil des ressortissants de Gaza en France. Parmi les plus concernés, les lauréats du programme PAUSE, qui vise à accueillir en urgence des scientists et artistes menacés, font front commun. Marion Slitine, chercheuse au CNRS et fondatrice du collectif Ma'an, a déclaré lors d'une récente conférence de presse : "Le 13 janvier, nous avons appris avec consternation que le programme PAUSE est contraint de suspendre l’examen des dossiers de nos collègues de Gaza." Cette décision est justifiée par le ministre des Affaires étrangères, qui cite des restrictions sévères imposées par les autorités israéliennes et jordaniennes.
Des chiffres alarmants
Actuellement, 21 lauréats, représentant 115 personnes avec leurs familles, se trouvent bloqués à Gaza. Pour l'année académique 2025, seulement 12 des 67 candidatures ont été validées. Ce blocage affecte également des étudiants souhaitant poursuivre leurs études.
Dans un communiqué, France Universités a exprimé sa solidarité avec ces lauréats palestiniens. Ziad Medoukh, poète et professeur à l'université Al-Aqsa de Gaza, a souligné : "Nous avons toujours de l'espoir en France, symbole des droits de l’homme, malgré ces obstacles visibles."
Un geste de solidarité
Depuis sa création en 2017, le programme PAUSE, soutenu par le Collège de France, vise à garantir un accueil rapide et sécurisé de ceux qui fuient les persécutions. Cependant, les récents évènements soulignent les difficultés croissantes rencontrées par les demandeurs d'asile, exacerbées par des incidents passés liés à des vérifications de sécurité mal gérées.
Paradoxalement, alors que la France avait relancé ses opérations d'évacuation en octobre 2022 après une suspension d'été, la situation actuelle représente un retour en arrière pour de nombreuses personnes. Le Ministère des Affaires Étrangères a, depuis novembre 2023, facilité l'évacuation d'environ 500 personnes, mais l'inquiétude persiste quant à la sécurité et le bien-être des candidats au programme PAUSE.
Les opinions exprimées par les artistes et chercheurs se font nombreuses et variées, mais toutes convergent vers l'idée qu'il est impératif d'agir pour soutenir les voix qui luttent pour la liberté et les droits humains dans des contextes de crise.







