Laetitia Brodard-Sitre, mère d'un adolescent tragiquement décédé lors de l'incendie de Crans-Montana, a exprimé sa profonde indignation après la mise en liberté de Jacques Moretti, le gérant du bar Le Constellation. Invité sur RTL, elle a souligné que cette décision laissait la communauté des victimes dans un état de consternation et de colère.
« Je suis consternée. M. et Mme Moretti, ce soir, dîneront ensemble tandis que nous, nous pleurons la perte de nos enfants, de notre chair, » déclare-t-elle. Laetitia ne trouve pas de mots assez forts pour décrire ce qu'elle ressent, soulignant que "le mot insupportable n'est pas assez fort" face à une telle injustice.
Des craintes pour l'avenir
Jacques Moretti a été placé en détention provisoire depuis le 9 janvier et sa libération, aujourd'hui, a nécessité le versement d'une caution de 200.000 francs suisses (environ 215.000 euros) pour prévenir tout risque de fuite.
« J'espère que cet argent provient de sources claires, » questionne Laetitia avec une fermeté palpable. Elle poursuit en s'interrogeant sur l'identité de la personne ayant financé cette caution exorbitante. « Qui êtes-vous, monsieur l'anonyme, prêt à débourser une telle somme ? »
Cette situation a rapidement attiré des critiques de la part d'experts juridiques et des proches des victimes, soulevant des questions sur l'équité du système judiciaire. Le procureur, récemment interrogé sur cette affaire, n’a pas manqué de rappeler la nécessité de respecter les présomptions d’innocence tout en soulignant l'importance de la transparence en matière de financement des cautions.
Comme le rapportent les médias locaux, la souffrance des familles des victimes trouve écho dans cette incertitude entourant l'affaire, rappelant l'importance du soutien institutionnel pour ceux qui ont perdu tant de choses en un instant. « Nous avons le droit de savoir d'où proviennent les fonds pour cette libération, » conclut Laetitia, fermement décidée à se battre pour la mémoire de son fils et celle des autres victimes.







