Dans la nuit du 12 au 13 décembre, un incendie d'origine criminelle a ravagé le collège Jean-François Champollion à Dijon, suscitant la colère et l'inquiétude de la communauté éducative. Ce mardi, les forces de l'ordre ont interpellé cinq suspects, dont une femme de 27 ans et quatre mineurs âgés de 15 à 17 ans, bien connus des autorités judiciaires pour des délits précédents. La procureur de la République de Dijon, Olivier Caracotch, indique que ces arrestations pourraient être liées à un réseau de trafic de drogue opérant dans le quartier des Grésilles, une zone classée prioritaire.
L'incendie a eu lieu aux alentours de 1 heure du matin et a été perçu comme un acte de représailles suite aux efforts de l'État pour lutter contre le narcotrafic, selon le préfet de région. Cette hypothèse, bien que préoccupante, soulève des questions sur la violence liée à la drogue dans le secteur. Selon Le Bien Public, les conséquences de cet acte sont significatives, car le collège, qui accueillait près de 490 élèves, restera fermé pendant plusieurs mois pour des travaux de reconstruction. L'objectif affiché étant de rouvrir les portes pour la rentrée de septembre 2026.
Des experts en sécurité craignent que de tels actes deviennent plus fréquents dans des zones où le trafic de drogue est en pleine recrudescence. Jean-Michel Guérin, sociologue et spécialiste de la délinquance juvénile, affirme que "la violence se manifeste souvent dans des actes aussi spectaculaires en réponse à des actions policières visant à réduire le trafic. Cela alerte sur la nécessité d'une leçon véritable pour les jeunes sur les dangers du réseau criminel".
Ce fait divers, révélateur d'une réalité sociale complexe, rappelle l'importance d'une vigilance collective et d'initiatives éducatives adaptées pour prévenir l'influence néfaste des réseaux criminels sur la jeunesse.







