Dans un climat politique brûlant, le président iranien Massoud Pezeshkian a mis en garde contre toute attaque visant l'ayatollah Ali Khamenei, jugeant cela comme une déclaration de guerre contre l'Iran. Cette réaction fait suite à des propos provocateurs de Donald Trump appelant à chercher un nouveau dirigeant pour l'Iran.
Sur le réseau social X, Pezeshkian a déclaré : « Une attaque contre le guide suprême de notre pays équivaut à une guerre totale contre la nation iranienne. » Il a également pointé du doigt les « sanctions inhumaines » imposées par les États-Unis comme une des principales sources de souffrance pour le peuple iranien. Pendant ce temps, les critiques de Trump sur la santé mentale de Khamenei et ses directives sur la nécessité de changement en Iran continuent d’alimenter les tensions.
Cette montée de tensions intervient alors que des manifestations massives ont secoué l'Iran, débutant par des revendications économiques avant de se transformer en un mouvement contre le régime. Des milliers de personnes sont mortes selon des groupes de défense des droits humains. Trump a même remercié le gouvernement iranien pour avoir, selon ses dires, annulé des exécutions de contestataires.
Dans un discours récent, Khamenei a réaffirmé son refus de céder à la pression, affirmant : « Nous n’épargnerons pas les criminels nationaux, tout comme les criminels internationaux. » Ce sentiment de détermination se heurte à une hostilité croissante envers le régime, suscitant des débats sur l'avenir politique de l'Iran.
Les experts s'interrogent sur l'impact de ces tensions sur la stabilité régionale. Comme l'analyste Bertrand Badie l’a mentionné dans le Journal du Dimanche, « Les enjeux ne se limitent pas à l'Iran ; ils s'étendent à l’ensemble du Moyen-Orient, où les dynamiques de pouvoir sont en constante évolution. »
Alors que les autorités iraniennes affirment que le calme est revenu, les manifestations de soutien à la population iranienne se multiplient à l'étranger, témoignant d'une solidarité internationale croissante. En France, plusieurs milliers de manifestants ont brandi des slogans tels que « Ni chah, ni mollahs, l'Iran vivra », mettant en avant le désir d’un changement radical.
Alors que l'Iran navigue à travers ces crises internes et externes, la question demeure : quel sera le coût humain de cette confrontation grandissante avec les États-Unis ? La communauté internationale regarde de près, attendant des évolutions potentielles sur ce front déjà volatile.







