Driss Naïch, conseiller municipal d'opposition à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), a été exclu pour une durée de 18 mois par le conseil disciplinaire des Écologistes le 8 janvier dernier. Cette décision fait suite à une enquête interne portée par des accusations de violences sexistes et de propos racistes formulées par une ancienne collaboratrice municipale, selon les révélations du média Marianne.
Un signalement, transmis à une cellule spécialisée du parti, a déclenché des investigations sur le comportement de l'élu, ancien adjoint au Commerce. La plaignante, qui a souhaité garder l'anonymat, a porté ses accusations devant le tribunal de Bobigny, affirmant avoir subi un harcèlement moral au caractère sexiste, en plus de评论 racistes imputés à Naïch.
Elle dénonce des pressions répétées et des commentaires explicites sur son environnement professionnel, notamment le fait d'être jugée « trop blanche », tout en accusant l'élu d'avoir favorisé des commerces communautaires liés à ses connaissances personnelles.
Les leaders écologistes, dont François Thiollet, secrétaire national adjoint, ont confirmé l'exclusion temporaire de Naïch, accompagnée d'une recommandation pour suivre une formation de prévention contre les violences sexistes et sexuelles. Ce dossier est distinct de celui de Sabrina Decanton, une autre élue qui avait dénoncé des propos homophobes au sein du parti à Saint-Ouen.
Il est à noter que Driss Naïch avait également été mentionné dans une enquête menée par le quotidien Libération, qui évoquait des irrégularités dans l'attribution de locaux municipaux. En réponse à ces allégations, le maire socialiste Karim Bouamrane lui avait retiré sa délégation au Commerce en février 2024.
Ce cas soulève des interrogations sur le climat de travail au sein des institutions politiques et l'importance de la lutte contre les inégalités de genre et de race dans le milieu public.







